Événements, Dégustations de Mister K

Spa, reine du rhum le temps d’un weekend

salon

Cette quatrième édition du salon belge des découvertes rhumesques s’est tenue ces 7 et 8 octobre. Pour cette année, deux maisons se sont associées aux organisateurs pour présenter deux produits dédiés au salon : Neisson et New Grove.

Cet article ne fait qu’effleurer les produits présentés et ne se veut ni une liste exhaustive de ce qui était présent ni même de ce que j’ai pu goûter (n’ayant pas noté à chaque fois).
D’ailleurs, ma dégustation Collector fera l’objet d’un autre billet qui va suivre.

En ce qui concerne le stand Rarities qui a brillé par son absence, il a fait des déçus au rang desquels se trouvait Vincent Thill, l’organisateur du salon, qui a appris le jeudi que la personne ne pourrait être présente à Spa suite à des soucis familiaux. Une perte pour le salon qui n’a en rien diminué la qualité de celui-ci.

 

Avant d’attaquer la première cuvée « Salon », un petit Neisson 52.5 histoire de préparer le palais. Cette canne bleue a une superbe longueur et me voilà dans les starting-blocks pour l’une des cuvée du salon.

neisson

La distillerie martiniquaise nous propose un rhum vieux single cask et brut de fût de presque 5 ans qui tape juste en dessous des 50 watts avec 49,2%,  présenté dans une belle carafe prestige (comme celle des cuvées du début des années ’90). Et Neisson ne fait pas défaut à sa réputation : il s’agit d’une belle claque pour un 4 ans (et 10 mois) d’âge. Le boisé est évidemment présent avec des notes vanillées au nez. Une belle bouche intense où le bois (note d’épicéa)  est présent sans s’imposer. On sent quelques notes épicées et d’orange confite en fin de bouche. Assez rond et d’une belle longueur, la finale n’est pas sèche malgré son jeune âge. Une très belle réussite.

newgrove

En ce qui concerne New Grove, on est sur un rhum de 2007 brut de fût & single cask également titrant à 52,7%. Son nez assez simple où le boisé du fût se fait sentir. La bouche est sur le piment doux et la réglisse avec un peu d’amertume. Je dois avouer que je n’en garde pas un souvenir impérissable.

Au-delà de ces deux cuvées, on retrouvait dans cette salle grandiose qu’est le théâtre du Casino de Spa pas moins d’une soixantaine de stands, avec l’apparition très remarquée de Savanna par laquelle je vais commencer un petit débrifieng des dégustations du weekend.

savanna

Le Lontan 57 (stabilisé à … 57% of course), pâtissier et fruits exotiques au nez avant de se porter sur les olives noires et une fin de bouche légèrement sur le beurre.

Le HERR blanc 57 (envoyant 57 watt aussi) est quant à lui sur la fraise Tagada avec une pointe de menthol, presque de la gomme. En bouche, c’est toujours le côté bonbon qui ressort, un peu sur le chewing-gum. En deuxième bouche vient de la mirabelle. La finale est sèche et herbacée (fougère et thym).

Le blanc Intense (40%) a un nez sur le fruit exotique (ananas) et une bouche assez douce, presque sur le miel. On finit sur l’orange.

Le Métis (rhum traditionnel maturé stabilisé à 40%) a un nez qui me fait penser à l’ananas confit, une bouche assez douce aussi (avec quelques notes de vanille). Une belle révélation pour moi, surtout qu’il se prête à merveille en cocktail avec du sirop de Galabé : une tuerie!

Le 7 ans (43%) a un nez boisé avec une pointe d’épice (muscade). La bouche fait ressortir un peu de poivre et de vanille avec un crescendo dans les arômes, la fin de bouche ayant davantage de punch.

Le 8 ans Intense fini en fût de Xéres (46%) a un nez fruité et une bouche qui fait ressortir le bois (chêne) et du miel, c’est assez onctueux. Le finish ressort assez bien.

Le 10 ans Intense, finition HERR (50,8%), qui fait évidemment ressortir les arômes du High Ester de Savanna : citronelle, agrumes et bonbon. Beaucoup plus facile à dompter que le HERR, c’est un petit coup de coeur pour moi.

 

Un petit tour chez Longueteau où François présente la gamme traditionnelle qu’on ne présente plus : du VS au XO en passant par le VSOP et Grande Réserve, les vieux étaient accompagnés d’autant de blancs : les trois parcellaires (n°1, n°4 et n°9) sans oublier le Genesis et le fer de lance de la maison : le 62. Mais derrière toutes ces pépites se cache le nouvel ESB qui répond au doux nom de Prélude. Élevé dans des fûts neufs, il est proposé en avant-première avant une sortie officielle en 2018 (qui a dit Rhumfest? ^^). Le boisé est présent (chêne vif), des notes fumées au nez. L’alcool n’a pas encore été assagi, même si le chocolat pâtissier (chocolat amer) est assez présent. Une longueur assez surprenante pour un ESB. Un produit qui n’est pas encore le définitif, mais on sent la direction qu’il prend. Rendez-vous donc en 2018 pour le redéguster et aussi découvrir les quelques surprises que la maison guadeloupéenne nous prépare.

ferroni

Un petit tour du côté du stand Ferroni, situé juste à l’entrée de l’espace Collector.

Le Pur Jus, 56%, porté légèrement sur la sucrosité du miel possède des notes végétales. La bouche est très clairement sur la canne avec une pointe de poivre.

Le brut de fût Cuba (58,5%) est assez discret au nez et porté sur le caramel en bouche. Il reste cependant assez calme pour un rhum qui avoisine les 60%

Le brut de fût Trinidad (57,5%) possède en revanche une attaque vive. La bouche est intense et fait ressortir la réglisse et des notes herbacées.

Le dernier brut de fût est le Jamaïcain (63,4%) qui possède aussi une bouche très intense, avec du boisé et du piment et une belle longueur.

Au delà des rhums dégustés, je retiendrai aussi l’intarissable Guillaume Ferroni qui explique chacun de ses rhums avec force de détails sur leur maturation, les impacts des différents chais de vieillissement. Cela vaut vraiment la peine dans un salon de passer par chez lui et de l’écouter en dégustant ses breuvages.

 

toucan

Du côté de chez Toucan, on est toujours très bien accueilli aussi. Cat Arnold est toujours aussi enthousiaste pour son rhum de Guyane qu’on ne peut que se laisser emporter par son énergie. Le Blanc est bien connu, la canne fraiche est très présente. C’est un rhum gras en bouche qui doit cartonner en ti-punch!

Le n°4 de chez Toucan est vraiment bien réussi, avec des notes de sous-bois, une bouche douce et ronde. C’est un rhum plus complexe qu’il n’y paraît, avec une deuxième bouche plus relevée et surtout une belle longueur. Une réussite qui vient de recevoir une médaille d’or à Berlin, Bravo Cat !

 

clyde

Je finis ce petit aperçu par Dr Clyde, une distillerie belge, proposant un rhum distillé en Belgique à partir de panela (pain de vesou cuit, issu du commerce équitable).

Le Blanc (50%) est assez sirupeux au nez et très porté sur la mélasse. La bouche est assez molle avec de la rondeur mais une longueur un peu trop courte.

Le Vieux réduit (45%) (et pas l’ancien placard hein) possède une bouche un peu herbacée, avec du boisé, beaucoup de caramel et de la réglisse. La longueur est moyenne.

Le Vieux brut de fût (60%) possède une attaque vive de part ses watts. Les notes de caramels sont toujours présentes mais ne s’imposent plus. Le miel est là aussi, porté sur l’acacia. La longueur est assez intéressante, probablement grâce au punch de son degré.

Je partais sans grand enthousiasme découvrir cette gamme et je reviens mitigé : je suis surpris, m’attendant surtout à de la glycérine à outrance et à un produit sans aucune expression et je constate que c’est un produit qui peut évoluer. Affaire à suivre.

 

En tout cas, le salon est clairement une réussite. La cinquième édition se tiendra (si je ne me plante pas ^^) le 13 & 14 octobre 2018 et c’est déjà inscrit dans mon agenda! Un grand merci à toute l’équipe, que ce soit les bénévoles qui nous accueillent, qui nous guident, qui tiennent la boutique éphémère et ces mains invisibles qui préparent la salle et qui la nettoient une fois la folie rhumesque passée à l’organisateur Vincent Thill, ainsi qu’à tous les exposants pour ces deux jours au terme (sans H) desquels on repart avec plein de saveurs cannesques dans les papilles.

 

 

 

 

 

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Événements

Whisky (Surtout Rhum) Live 2017

Voici le temps pour moi de vous faire un petit retour de mon premier Whisky Live Paris. Au vu des incroyables 3 jours passés, je ne saurais que vous condenser mes découvertes les plus intéressantes dans ce billet que j’espère pas trop long.

Ce magnifique weekend fût aussi l’occasion de rencontrer des grands noms du rhum que j’admire depuis déjà fort longtemps mais aussi de retrouver lors de 2 soirées, avec mes confrères liégeois, mes amis français de la 2.0.

Dès notre arrivée, nous avons rencontré nos 2-3 de nos compatriotes ainsi que Cyril Weglarz, Gianni Capovilla et Luca Gargano. Après quelques minutes de discussion, celui-ci nous emmène faire le tour de ses principales nouveautés – un tour vip avec le N1 Velier, que demander de plus ?

Suivons le guide :

 

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Clairin le Rocher – 43,5%

Un des plus léger clairins de chez Velier en terme d’ABV. Une méthode de production différente avec l’utilisation de sucre de canne lors de la distillation. Tout cela nous donne un clairin minéral avec des notes assez sucrées, moins herbacé que les autres clairins, il offre une vraie fraîcheur.

Rum Paranubes

Paranubes – 54%

Nous voici devant la dernière trouvaille de Luca, un rhum provenant du Mexique (Oaxaca pour être précis) avec une méthode de fabrication proche des clairins. Le nez est très parfumé et floral. La bouche est malheureusement assez décevante et contraste avec le nez avec des notes végétales et assez rêches.

Velier Royal Navy

Velier Royal Navy – 57,18%

Un nez lourd et gourmand, on ressent clairement le Caroni et la Jamaïque avec des fruits bien murs (orange, fraise), des épices (muscade), des notes de cuir et d’amande. La Bouche est vive, pimentée avec du tabac, un léger boisé et un peu de girofle.

Rhum Rhum Liberation 2017

Rhum Rhum Libération 2017 réduit (45%) et FP (58%)

La version réduite a un nez très agréable et superbement parfumé et équilibré sur le fruité et le boisé avec un coté floral. On ressent clairement la rondeur du fût de Sauternes. Le bouche est douce avec une agréable note de fruits secs.
Sa grande sœur, la version Full Proof, a un nez parfumé et plus intense. Quelques minutes d’ouverture lui permettent de s’épanouir sur des notes plus imposantes avec du boisé, et des épices plus présentes. J’ai personnellement une préférence pour le réduit au nez et le Full Proof en bouche (ou une excuse pour prendre les 2 me direz-vous !)

Capovilla Banane

Capovilla banane de Marie-Galante – 43%

Cette eau de vie du Maestro est gourmande, d’abord sur la peau ensuite sur le fruit lui-même. Une belle réussite qui ne sera pas renouvelée dû à la difficulté du transport. Un seul bémol, le prix est relativement élevé.

Neisson 2005 2007 1997

Neisson 2005 12ans – 51,3%

Le premier des trois prévus pour les 70ans Velier. Un nez sur les fruits secs, bois blanc. La bouche est fruitée, empyreumatique avec un peu de céréales.

Neisson 2007 10ans – 58,1%

Le nez est plus gourmand, rond et assez doux. La bouche est vive, boisée (sous-bois), une légère minéralité.

Neisson 1997 20ans – 44,1%

Un nez enjôleur, avec des notes de fruits. En bouche, c’est très équilibré entre le boisé et le fruité. Mon préféré parmi tous les Neisson dégustés au salon (malheureusement pour mon portefeuille)

Neisson 1991 Armada

Neisson Armada 1991 – 45%

Le nez est discret, tout en subtilité. La bouche est douce, tendre avec une superbe longueur.

Neisson

Neisson XO Brut de Fût – 54%

Nous retrouvons un nouveau Xo avec plus de caractère, des notes de fruits secs (amande) et un coté floral se marient très bien.

St Lucia 2010

St Lucia 2010 – 58,6%

Nous retrouvons clairement les notes des rhums de St Lucia (le plantation 2004 me revient en tête) mais avec plus de complexité, plus intense et une palette aromatique plus large.

Bally 1999

Bally 1999 Brut de Fût – 54,5%

Nouveau millésime pour ce brut de fût avec une robe extrêmement foncée. Les arômes d’agrumes, d’épices, de fruits secs, une légère amertume et un boisé légèrement présent me bouleversent : j’aurais pensé un boisé plus présent à voir la robe.

Savanna Blanc

Savanna Lontan et HERR – 57%

Voici les 2 nouveaux blancs de chez Savanna, tous deux en 57%. Le premier (Le Lontan distillé en colonne Savalle) est assez fruité sur de l’abricot, de l’olive et est très gourmand. Le second (le HERR distillé en pot still en inox) est vraiment dans la lignée de son prédécesseur avec des notes de bonbons aux fraises, une bouche très intense, exotique qui vous embaumera le palais pour un long moment.

Savanna 2006 HERR

Savanna 2006 Intense HERR Finish – 50,8%

Un rhum traditionnel de 10ans bénéficiant d’une finition en fût de HERR. L’approche est agréable, on retrouve la rondeur et les notes épicées du 10ans, la finition HERR lui octroie un peu plus de peps avec des notes plus exotiques sans être aussi exubérant que ce dernier, et donc plus accessible.

Plantation Jamaïque 2000 Long Pond Single Cask

Nous voici sur un merveilleux rhum jamaïcain de la maison Ferrand sur lequel la finition en cognac n’a pas trop dénaturé le produit originel. Nous retrouvons les notes type de la distillerie, avec un très bon équilibre. Dommage que le prix soit si exorbitant.

SSS Caroni 1997

Spirit Shop Selection Caroni 1997 Single Cask – 59,6%

Un nouveau Caroni d’un embouteille asiatique de whisky, je partais honnêtement sans trop d’attente. J’ai reçu une belle claque, le produit est très bien fait. Un Caroni de très bonne facture bien équilibré, intense et gourmand. On a hâte de découvrir le prix.

Au niveau rencontres, ce n’est pas moins que Luca (Ruruki pour les intimes) Gagarno, Gianni Vittorio Capovilla, Marc Sassier, Stephano Cremaschi, Fabio Rossi, Bernard Hayot, Ian Burrel ainsi que tous les amateurs habituels avec lesquels nous avons passé de merveilleux moment.



Une chose est sûre j’y retournerai l’année prochaine, en attendant, nous nous retrouvons dans une semaine pour le salon du rhum à Spa 😉

Événements

Rhum Fest 2017

Après deux réactions à chaud de cette éditions 2017 du Rhum Fest Paris, voici un article plus complet sur ce formidable salon à Paris, qui est devenue, le temps d’un weekend, la capitale européenne du Rhum. Dans cet article, nous essayerons de vous faire revivre notre séjour tel que nous l’avons vécu. Les notes de dégustations ne pourront donc pas être exhaustives, vu le nombre important de produits dégustés, et à l’environnement loin d’être idéal pour décortiquer tous les profils des produits proposés.

Nous espérons néanmoins que ces ébauches de dégustations vous donneront envie de découvrir plus profondément ces produits. Nous détaillerons ces produits par maison et nous avons mis la priorité sur les nouveautés.

Trois Rivières / La Mauny

Trois rivières ambré single malt finish 40%

Pour cette nouveauté, Daniel Baudin a voulu répondre à une demande existante sur des rhums jeunes mais avec des profils aromatiques différents. Cela nous a instinctivement fait penser au La Mauny Heritage (un ambré avec finition porto) sorti l’année passée. Ce rhum a donc séjourné 12 à 18 mois en fût de Bourbon et 6 mois en fût de Single Malt de la maison Rozelieures. Ce rhum sera disponible exclusivement en grandes surfaces.

La robe est étonnement claire et légère. Le nez et bouche sont sur le même acabit, assez léger avec cette point de malt tourbé qui ravira les amateurs. La finale est courte et légèrement sèche. Ce rhum est davantage un rhum de cocktail qu’un rhum de dégustation, il devrait faire des merveilles en Old Fashioned.

Trois Rivières 12ans 42%

Celui-ci n’est pas une nouveauté pour nous, mais nous aimons nous y replonger. Au nez, les épices sont assez présentes, les fruits rouges et un léger boisé. La bouche est assurément douce, ce léger boisé caractéristique de la maison est toujours présent et on y retrouve aussi la compotée, associée à du tabac blond.

Trois Rivières 2000 42%

Nous connaissons l’ancienne version, le millésime 1995, que nous avons adoré. Nous avons donc beaucoup d’espoir dans ce millésime 2000. Le nez est sur les fruits secs et le boisé. En bouche on retrouve en plus un léger poivre et une note d’abricot. Il reste dans la continuité de son prédécesseur mais nous semble moins harmonieux. Une petite préférence pour le 1995.

Trois Rivières Oman 42%

Bien que beaucoup d’amateurs aient eu l’occasion de la découvrir, le public belge a eu très peu l’occasion de le retrouver lors d’événements. Au nez, on retrouve des notes épicées et boisée de Trois Rivières, un peu de cacao, de fruits rouges, le tout avec une grande intensité. La bouche est toujours sur les épices principalement la cannelle, le boisé et est assez explosive. La finale est légère et fine avec une note torréfiée de cacao. Un rhum que vous allez soit adorer, soit détester, tellement il est porté sur les épices. Il demande également à s’ouvrir, chose que nous n’avons pas eu le temps d’expérimenter lors du salon. Une note plus détaillée sera présentée dans le futur.

La Mauny Acacia 50%

Passons maintenant à la maison sœur avec sa nouveauté : La Mauny Acacia. Ce rhum est un rhum blanc 50% qui a passé un très court séjour (2 semaines) dans des fûts d’acacia. La robe est brillante et très légèrement jaunie, on dirait presque un blanc cassé. Le nez nous apporte des notes vanillées et de levure en plus de la canne fraiche. La bouche est douce et ronde avec un profil d’acacia qui apporte une vraie plus-value. Un de nos coups de cœur du salon.

HSE

Passons maintenant à la maison HSE avec trois nouveautés présentée lors de ce salon. Comme toujours les intervenant sont d’une grande qualité et Cyril Lawson fidèle à lui-même. C’est essentiellement SpiriTom qui s’est chargé des notes.

HSE voyage des Imaginaires « Federica Matta » 40%

Rhum ambré de 12 à 18 mois. L’ensemble est assez léger sur le raisin, la poire et une légère note de vanille. Malheureusement l’alcool est assez présent et ne permet pas de vraiment l’apprécier en pure dégustation. Il devrait très bien passer ti-punch (ou « ti-sous-bois » ^^).

HSE RagTime 40%

Dernier-né de la marque, le petit frère du Black Sheriff, bien plus léger que son aîné avec des notes de vanille et un petit boisé. Il pourra servir de base en Old Fashioned (bien que j’y préfèrerais  le Back Sheriff) ou pour tout autre cocktail.

HSE Marquis de Terme 48%

Le dernier-né dans la série finitions du monde, un vieillissement de 10 ans en fût de bourbon et une finition de 18 mois en fût de bordeaux Château Marquis de Terme. Le nez fait ressortir des notes de caramel, fruits rouges et boisé. La bouche est assez tanique, ronde et gourmande et une pointe de réglisse. Certains trouverons le finish trop présent (au même titre que pour le Sauternes) mais personnellement ce côté tannique m’a bien plu.

Clément & J.M.

Continuons notre tour de Martinique (nous aimons décidément bien le rhum agricole…) avec les charmantes hôtesses de chez J.M. et Clément. Nous avons également pu apercevoir Dominique qui nous semblait fort occupé.

Clément colonne créole 49,5%

Bien que ce blanc colonne créole de chez Clément ne soit pas une nouveauté, nous n’avions jamais eu l’occasion de le découvrir. Pour rappel ce rhum est distillé dans une petite colonne créole. Au nez, nous retrouvons des épices, du poivre avec pas mal d’alcool. La bouche est lourde avec une brève apparition de la canne, un peu épicée, très sèche et terreuse.

Clément 10 ans et 15 ans 42%

Une petite comparaison des deux plus vieux de la gamme standard s’est proposée à nous (et comment refuser cette si belle proposition). Le 10 ans a un nez faisant ressortir la boite à cigares et fruits secs. La bouche est davantage sur le cuir, suivent ensuite des notes torréfiées, de fruits murs (orange) et de tabac. Le 15 ans est quant à lui plus fumé, assez rond en bouche et épicés (notamment de la cannelle et la réglisse). La finale est plus longue. Les deux produits sont une belle réussite mais notre préférence va au 10 ans.

J.M. 2004 46,3%

Passons maintenant à la maison sœur : J.M. Après s’être remémoré le XO, nous avons découvert ce nouveau millésime 2004 10 ans d’âge. Le nez est doux, sur la vanille, on retrouverait même un côté bonbon arlequin. La bouche est toujours sur la vanille douce, moins bonbon et n’a pas le côté astringent qui me dérangeait dans le VSOP. La finale est longue avec une note douce de cassonade. Vraiment un très bon produit, un coup de cœur également.

J.M. 2000 47,2%

Passons au grand frère du 2004, le millésime 2000 15 ans d’âge. Le nez n’est pas très expressif (sur un léger boisé, un peu d’orange, légèrement végétal et une touche poivrée) et nous n’avions pas le temps de le laisser s’ouvrir un quart d’heure comme cela devrait être fait. En bouche nous retrouvons le cuir, le tabac blond, une légère vanille et un peu de boisé. La finale est assez sèche avec une petite astringence. Nous pensons qu’il nous faudrait le redécouvrir dans de meilleures conditions afin de découvrir tout son potentiel.

J.M. 1845 42%

Au même titre que les clément 10 ans et 15 ans, celui-ci (sans être une nouveauté) nous était inconnu. C’est un assemblage de rhums d’au moins 10 ans vieillis en fût de chêne. Le nez est assez boisé, viennent ensuite des fruits mûrs (banane) et finalement une petite touche de vanille et de menthe. La bouche fait ressortir une acidité (comme sur le VSOP), du fruité (pomme et prune) et un boisé tanique plus présent. La finale est longue, pâtissière et davantage sur les épices (amande).

Saint James

Passons maintenant à l’une de nos maisons préférées : Saint James. Stephen Martin nous ayant directement reconnu, nous commençons la discussion, celle-ci nous amène (après une mise en bouche avec le 12 ans) à découvrir une des plus belles perles de ce salon : L’Essentiel. Ce rhum titre à 43% et est un blend de trois millésime : 1998, 2000 et 2003. Au nez, on retrouve les marqueur typiques Saint James : le boisé, les épices de cannelle sont présents ; l’orange et le pruneau suivent. La bouche est d’un très bon équilibre avec ce boisé ; ces notes empyreumatiques de torréfaction (cacao et tabac blond) et un peu de tanins. La finale est longue, toute en subtilité, sur le tabac et les fruits rouges. Un très bon produit qui est le coup de cœur de beaucoup d’entre nous (il a notamment reçu le prix spécial du jury du salon). Pour ceux qui aime la gamme aromatique standard de Saint James standard (7, 12, 15 ou les single cask), on ne peut que vous recommander celui-ci.

Depaz

Nous arrivons chez Depaz, qui honnêtement est une maison que nous ne connaissons pas très bien. Les deux nouveautés sont le Porto finish et le single cask 2003.

Depaz Porto Finish 45%

Cette nouveauté est un VSOP vieilli 8 ans dans de petits fûts avant de bénéficier d’une finition de 11 mois en fût de porto. Le nez fait directement ressortir la finition vineuse du porto avec des notes de figue et de cacao. La bouche est fruitée (fruits rouges) et toujours une pointe de cacao. Le tout est incroyablement bien équilibré. La finale est plus herbacée et fruitée. Il est pour moi (SpiriTom) un des meilleurs porto finish que j’ai découvert.

Depaz single cask 2003 45%

La seconde nouveauté est un millésimé 2003 de 11 ans, single cask. Le nez est sur les fruits sec et un peu de torréfaction. La bouche fait ressortir le cacao avec une finale douce, boisée avec une note mentholée. Un très bon produit qui m’a motivé pour mieux connaitre cette maison. Notez qu’une prochaine cuvée nommée « Victor Depaz » (6 ans en fûts de bourbon) devrait prochainement faire son apparition.

La Favorite

Nous arrivons tant bien que mal chez Frank Dormoy et son accueil sans pareil. Il est temps de découvrir sa nouvelle gamme. Connaissant déjà le Rivière Bel Air et le millésime 2008 (voir dégustation N° 1 Chez Antoine), nous nous portons vers la cuvée Privilège 1999, hommage à André Dormoy. Cette cuvée est la dernière distillée par le grand-père de Franck. Au nez nous retrouvons une douceur avec des notes pâtissières, de fruits murs et une pointe de miel. La bouche est ronde et douce avec de l’ananas et du tabac. La finale est mielleuse et épicée.

Flibuste 1988 40%

Nouvelle mouture de cette célèbre bouteille avec cette fois-ci un 29 ans (au lieu des 30 ans habituels). Une robe toujours aussi sombre et grasse. Nous retrouvons au nez un côté liquoreux avec des notes de caramel et de pruneaux. La finale est extrêmement douce et ronde.

Millésime 2009

Cet avant-première est un échantillon issu de trois fûts de 2009, pris au hasard juste avant le salon, afin de faire profiter (et avoir un premier retour) certains amateurs de la prochaine cuvée. Le nez (qui ne demande qu’à s’ouvrir) est équilibré sur des notes fruitées et un boisé présent. La bouche reprend ce boisé avec des notes de fruits murs. La finale est bien longue sur les épice. Une petite note piquante se fait sentir en fin de bouche mais rien de vraiment désagréable. Notons que cette dégustation est un essai à l’aveugle d’une future cuvée. L’assemblage des fûts et le brassage avant embouteillage devrait encore l’améliorer. Nous avons essayé de convaincre Franck de le sortir en brut de fût… Stay tuned !

Toucan (le nouveau boco)

Impossible de faire le Rhum Fest sans passer saluer notre chère Cat Arnold et ses désormais célèbres Toucans. Le blanc est un toujours une superbe réussite mais c’est surtout le prochain Boco qui fait envie à Spiritom. Un Boco totalement différents du précédent avec des épices bien mieux intégrées, un bel équilibre et assez rond. Un très bon spiced qui pourra nous créer de superbes mixologies [dixit SpiriTom].

Bielle

Maison avec de superbes références, mais qui ne plaisent pas toujours au palais de SpiriTom, assez dichotomique sur les différentes cuvées (soit il adore, soit pas du tout).

Bielle canne grise 59%

Autre variante mono-variétale : la canne grise. Le nez est très prometteur avec des notes assez épicées, fruitée (passion) et plutôt vif. La bouche est agréable sans être sur l’explosion de la canne fraiche ; nous retrouvons des notes végétales plus terreuses. Une déception pour moi (Mister K), je m’attendais à une bouche avec une palette aromatique beaucoup plus fraiche. Comparée aux autres mono-variétaux (Canne Bleue de Clément, Black Cane de Bologne, parcellaires de Longueteau ou canne rouge de La Favorite), cette canne grise me semble moins intéressante, mais je devrais m’y réplonger au calme.

Bielle 2005 45%

J’y ai (SpiriTom) retrouvé des notes boisées, des fruits confits, un peu de vanille, un léger boisé et de la muscade. L’alcool m’a semblé assez présent et ne m’a pas semblé bien intégré.  Notez que à ce stand mon appréciation n’a pas été optimale.

Damoiseau 2009 brut de fût 66,9% et réduit 42%

Nous arrivons chez notre amie Clémentine qui nous propose cette année un nouveau millésime : le 2009 en deux versions, un brut de fût titrant à 66,9% (dans la lignée du 2008 subprime) et le même produit réduit à 42%. La version réduite a une robe très claire, limite ESB. Les arômes se font légers, sur du floral et un petit boisé. Le brut de fût est plus intéressant, il fait ressortir les épices et la concentration des arômes est bien plus agréable. Cette comparaison est intéressante et nous a permis de bien mieux réaliser l’impact que la dilution peut avoir sur un produit.

Savanna

Enfin! Enfin, cette superbe maison qui me (SpiriTom) tient à cœur possède un stand complet avec une multitude de leurs produits. La discussion avec la maître des lieux est très enrichissante et me fait encore plus apprécier cette maison.

Ayant dégusté la plupart de la gamme mais n’ayant pas noté grand-chose (oui je sais, honte sur moi, mais le dialogue était vraiment intéressant et mon esprit ne m’a pas rappelé à l’ordre), je vais essayer de vous retransmettre mes ressentis.

Savanna 10 ans traditionnel et millénium 15 ans (tous deux 43%)

Le Savanna traditionnel 10 ans est rond et assez doux. Bien construit avec un bel équilibre. La bouche est gourmande et on retrouve des fruits jaunes. Le millénium 1999 est assez frais au nez avec des notes de cacao. Le bouche est ronde mais avec moins de caractère, des notes de boite à cigares.

Savanna Grand Arôme Lontan 60 ans LMDW 57%

Passons maintenant aux « OVNIs » de la marque : les grands arômes, qui pour rappel, sont des rhums à fermentation longue (15jours) embouteillés ici au degré naturel.
Commençons par le Lontan blanc brut de colonne, qui est légèrement citronné, fruité (ananas), une pointe d’olive et de l’amande. La bouche est épicée (du thym?), l’olive est toujours présente avec du caoutchouc, du tabac blond et de la réglisse. Il peut parfaitement se marier en apéritif avec un sirop d’ananas ou de fruits de la passion.

Savanna 8 ans Grand Arôme Chai Humide 60,4%

Le chai Humide est comme son nom l’indique assez boisée et … humide ! A part cela, il est très fruité, minéral et un peu épicé (canelle). Désolé mais je n’ai pas d’autres notes.

Savanna 10ans HERR 60 ans LMDW 63,8%

Passons au HERR avec ses plus de 1 200 esters ! On retrouve la réglisse, le boisée, un soupçon d’olive et cette fameuse note de bonbon (limite chimique) souvent retrouvée avec finalement une pointe d’astringence mentholée. Tous ces produits sont d’une grande qualité et d’une très rare diversité pour une seule et même distillerie.

Bologne

Après avoir retrouvé le cher Bologne 55% très aromatique et végétal, nous avons dégusté la nouveauté présentée au salon.

Grande Reserve 42%

Un rhum vieux de 4 ans embouteillé à 42%. Nous y avons retrouvé des notes boisées, de tanins, des fruits sec, un peu vanillé et épicé (cannelle) avec une pointe iodée.

XO 42%

Celui-ci est plus rond et demande une vraie ouverture pour dévoiler ces notes de cacao, d’épices et de bois.

Bologne 2009 (brut de Fût ?)

Le lendemain, et après avoir un peu discuté avec le maitre de chai, nous découvrons un essai sorti du chai afin de conforter la distillerie sur une nouvelle cuvée. Ce rhum est un millésime 2009 et sera (espérons-le) proposé en brut de fût pour les 130 ans de la marque fin d’année.

Chamarel

Inconnue de Mister K, cette distillerie de l’ile Maurice propose des produits très aboutis et jongle avec les modes de distillations (colonne et pot still).

VS 40%

Vieilli trois ans en fûts de chêne américain (dont 30% étaient des des fûts neufs, le reste de deuxième ou troisième génération), le VS se compose exclusivement d’un distillat de colonne. On retrouve au nez un peu de tabac, du poivre et un semblant de caramel. La bouche est souple, légère, avec des notes de coco, mais cela manque un peu de longueur.

VSOP 44%

Le VSOP est constitué de 80% de distillat en colonne et de 20% en pot still, vieilli deux ans en chêne français et deux ans en chêne américain. Il est assez lourd et aromatique (on ressent le côté pott still), on retrouve le caramel, les épices poivrées s’ouvrent en fin de bouche et l’ensemble est assez rond. La finale est plus florale avec une pointe pâtissière.

XO 43%

Le XO est quant à lui constitué de 30% Pot Still et 70% colonne le tout vieilli 6 ans en chêne français. On retrouver une belle palette aromatique sur les épices et les fruits avec de la vanille. La bouche est fruitée (figue), un boisé pas trop présent mais un bel équilibre.

Single Barrel 2009 45%

Le lendemain, j’ai (SpiriTom) eu la chance de pouvoir découvrir le single barrel 2009 100% pot still, vieilli 6 ans en chêne français neufs. Il est plus riche que le reste de la gamme, on retrouve de la vanille, des fruits exotiques. La bouche est plus sèche avec de la torréfaction (café), une légère note tourbée, un peu tanique et boisée. Il faut vraiment lui laisser le temps de s’ouvrir et devrait plaire au amateur de whisky ou cognac.

Cette maison est pour moi (Mister K) un véritable coup de coeur de ce Rhumfest. J’ai pu la découvrir et, malgré son jeune âge, cette distillerie propose déjà des produits qui sont déjà de beaux rhums de dégustations. C’est donc une maison dont l’évolution est à suivre, sans aucun doute!

Neisson

Neisson a cette année totalement remanié sa gamme avec l’arrive du premier rhum bio (malheureusement non présent sur le stand) et une nouvelle gamme de vieux. C’est parti pour de nouvelles découvertes !

Profil 105 54,2%

Commençons par le profil 105 qui est un rhum ESB. Son nom provient du profil de chauffe du fût qui a été sélectionné. Le nez est très fruité et légèrement épicés. La bouche est étonnamment équilibrée pour un ESB, le boisé est présent au côté de notes plus fraiche (de canne) et florale avec une pointe de muscade. Une vraie réussite pour notre part.

Le Vieux par Neisson 45%

Passons au Vieux, un assemblage entre 3 et 9 ans. Le nez est assez épicé, bouche est assez alcolleuse et boisée. Ce n’était pas mon préféré. Il demande une aération que je (SpiriTom) n’ai pas eu l’occasion d’entreprendre.

Le XO par Neisson 48,5%

Celui-ci est un assemblage entre l’ancien XO et la cuvée du 3ème millénaire (entre 9 et 12ans). Au nez on reconnait les marqueurs Neisson, la bouche ronde et torréfiée ; l’ensemble est bien équilibré sur des fruits confits et exotiques.

12 ans 52,7%

Passons au haut de gamme : le 12 ans brut de fût. Un rhum très agréable sur les épices (cannelle, gingembre), quelques pointes d’agrumes, le tout avec un très bon équilibre. Reste à évaluer le ratio qualité / prix.

A1710

Après une petite pause, nous nous sommes dirigé vers cette nouvelle distillerie de Martinque : A1710. Nouvelle venue dans le monde du rhum, nous avons (essayé) de découvrir cette gamme sans a priori. La Maitre de chai Stéphanie Martin nous guidant durant cette dégustation.

La Perle 54,5%

Beaucoup d’encre ont déjà coulé pour décrire ce nouveau rhum blanc dit « extraordinaire ». Nous avons ici le batch 2 qui corrige normalement certains défauts. Le nez, assez intense, révèle de la canne fraiche et un peu de terre. L’attaque en bouche est vive, un peu brûlante et masque les arômes de canne, ce qui gâche le plaisir.

Soleil de Minuit 46,4%

Un nez sur la réglisse avec une pointe d’acidité, que l’on retrouve en bouche malgré une rondeur plus apparente.

Nuée Ardente 44,7%

Assez doux, la réglisse ressentie dans le Soleil de Minuit est toujours présente mais l’acidité a disparu au nez. La bouche est plus ronde mais n’as pas beaucoup de longueur.

Tricentenaire 43,9%

Un nez sur les épices, voire le piment. La bouche est alcooleuse, avec un bois un peu humide.

Longueteau

Genesis 73,51%

Après une avant-première au salon de Spa en 2016, le Génésis sort enfin de sa tanière, avec un packaging très réussit. Ce rhum blanc est un brut de colonne, sélectionné à l’aveugle parmi les parcellaires 2015. C’est la parcelle n° 9 qui a été sélectionnée pour un brassage de 2 ans avant embouteillage. Nous retrouvons un rhum très aromatique, sur les fleurs blanches avec une fin de bouche assez douce voire même sucrée ce qui est étonnant pour un tel degré d’alcool.

Schrubb 30%

Cela tranche très clairement avec le reste des produits que nous avons dégustés. Je (Mister K) connais celui de Clément et de J.M. Pour ma part, c’est le meilleur des trois, les épices sont vraiment bien présentes avec une cannelle particulièrement bien présente. Un produit sympa à siroter près du sapin en attendant le père Noël.

Isautier

Retournons du côté de l’océan indien avec la seconde marque de la Réunion : Isautier. Marque qui commence à se faire connaitre avec des produits de plus en plus qualitatifs.

7 ans 40%

Le 7 ans est un rhum traditionnel vieilli en chêne français. Un nez doux sur les fruits cuits et légèrement fumé. Le bouche suit le nez et est plutôt ronde et fine, un peu poivrée. Le nez nous sied mieux que la bouche. Un produit assez bien équilibré.

10 ans 40%

Le grand frère est plus intéressant avec des notes d’orange, de réglisse et de caramel. La bouche offre un poivré, boisé humide et un menthol supplémentaire.

Cuvée Charles-Louis Isautier 45%

La cuvée Louis et Charles nous propose enfin un degré supérieur à 40%. Cela nous confère des notes de café, d’amande, on retrouve bien l’élevage en cognac et une note de sherry.

10 ans single cask 58%

Nous avons eu droit à une surprise, que dire, un trésor, de la part de notre hôte momentané.  De derrière les fagots, celui-ci nous propose en avant-première un 10 ans d’âge single cask à 58%. Premier single cask de la distillerie et la première fois qu’un produit est proposé avec un ABV aussi élevé. Un produit très bien fait avec des notes de cuir d’amande et un côté torréfié. Vraiment une belle réussite. Un produit qui devrait être disponible dans les mois à venir.

Bristol

Bristol est un embouteilleur indépendant avec une grande gamme de produits proposant des rhums avec en partie un vieillissement tropical et/ou continental. Nous ne nous étions jamais fort intéressés à cette marque au par-avant (mais en avions souvent entendu du bien, notamment le Caroni 1974) ; c’était l’heure de remédier à cela. Pour nous accueillir, rien de moins que Sir John Barrett, directeur de la marque, pour nous guider. L’homme est extrêmement posé, d’une immense gentillesse et parle de ses produits avec passion. Tout cela couronné d’un flegme britannique inimitable.

Caroni VSOC (Very Special Old Cask) 40%

Assemblage de différents fûts de 2003 vieilli au Trinidad pendant 10 ans. Au nez, les épices et le boisé sont présent. Pas de notes pétrolifère ni empyreumatique. La bouche est épicée (girofle et cannelle), le tabac blond et la vanille viennent s’ajouter. Nous ressentons la douceur du fut de Sherry utilisé.

Caroni 18ans 1997-2016 61,5%

Vieilli 11 ans à Trinidad et le reste en Angleterre, embouteillé brut de fût ; celui-ci est un très très bon Caroni (pour moi – SpiriTom- bien meilleur que le VSOC). Nous retrouvons les marqueurs de Caroni mais assez bien intégré à des notes fruités et empyreumatiques, une certaine lourdeur et des épices typique de l’ancienne distillerie. Une belle et longue finale (on aurait envie de la garder pour le reste de la soirée, mais nous avions encore d’autres produits à découvrir).

Belize 2005-2016 46%

Rhum assez doux et rond, des notes de cuir se dégage. Un bel équilibre. Ne connaissant que très peu les rhums du Belize, j’ai (SpiriTom) du mal à le situer par rapport à un compagnie des indes, plantation ou Fair.

Ferroni

Après avoir eu le plaisir de suivre la masterclass parfaitement orchestrée par Guillaume Ferroni, nous ne pouvions passer à côté de ses produits. Je (SpiriTom) me suis particulièrement intéressé aux finitions.

Rosé Blend Ambré 18 mois 40%

Rhum phare de la gamme Ferroni, ce rhum est composé de rhum de l’île Maurice (deux distilleries), du Trinidad et du Guyana. C’est un blend rhum mélasse et pur jus. Vieilli une année en fût de cognac et ensuite pendant 6 mois en fût de Rasteau (tout cela dans les chais à Marseille). Nous retrouvons un rhum agréable et suave, des fruits rouges (cerise) et un léger boisé, les tanins du Rasteau sont bien intégrés et ne dénaturent pas le rhum. Une belle réussite pour cet ambré.

Barbade 2007 brut de fût 57,5%

Ce rhum de Barbade des 8 ans a subi une finition en fût de Rasteau (vin doux du sud de la France) pendant 6mois. Un nez assez doux et fruité, un peu de boisé et du sucre roux. La bouche est assez explosive et sèche avec des arômes de fruits confits, chocolat et légèrement coco.

Jamaïque 2010 brut de fût 63,4%

Ce rhum est un single cask de Jamaïque importé à Marseille pour une finition en fût de Whisky Rye. Le nez est très prometteur avec des fruits bien murs (banane et ananas), normal pour la Jamaïque vous allez dire. Je n’ai par contre pas retrouvé le solvant ou le dunder propre au Jamaïcains. Le bouche est assez fumée, la mélasse est présente et côtoie les épices (girofle) et les fruits confits retrouvés au nez.

Velier

Après avoir patienté un bon moment devant le stand et son attroupement, nous parvenons tant bien que mal à se faufiler à l’avant du stand tant convoité. Nous retrouvons notre cher Daniele Bondi et son naturel sans égal. C’est en présence d’une partie des confrères 2.0 que SpiriTom entame les hostilités.

Habitation Velier Forsyths WP 57%

Nouvelle version de ce Worthy Park avec un dose supplémentaire d’esters (597gr/hlpa). Cette course aux esters me laisse un peu perplexe et c’est sans grande conviction que je découvre cette nouvelle mouture. Qu’à cela ne tienne, j’ai été agréablement surpris ! Plus rond et mieux construit que la première mouture, la maitrise de ce pure single rhum est éblouissante. Il y a évidemment des fruits exotiques et du vernis au nez. La bouche, épaisse, fait se fait plus épicées (gingembre) et légèrement sucrée. La finale apporte une touche de torréfaction.

Habitation Velier Forsyths 2006 57,8%

Le successeur de la version 2005. Un pure single rhum de haute voltige avec des arômes finement boisés, végétal, fruits murs (banane) et réglisse. Si vous avez aimé la version 2005, vous adorerez cette nouvelle mouture qui est pour moi également plus aboutie.

Caroni 1996 23 ans High Proof 57,2%

Après ces « petites » nouveautés, nous arrivons au moment le plus attendu où Danièle nous sort les fameuses bouteilles noires du dessous du comptoir. Ce Caroni de 23 ans est boisé et alcooleux. Au nez les arômes pétrolifères sont moyennement présents. La bouche est plus marquée par le bois, la mélasse et les fruits cuits mais le tout est assez mal équilibré, l’alcool est pour moi trop présent. Je vous rappelle que cette note a été prise en fin de journée sur un coin de table avec une belle bande de joyeux lurons à côté.

Caroni 1996 23 ans Full Proof 61%

Arrive le temps de découvrir la grande sœur, la version full proof de ce Caroni 1996 23 ans. Malgré les faible différence d’ABV, celui-ci est plus prometteur. L’alcool se fait sentir, et il est plus équilibré. On retrouve des notes de cuir, de banane, et un pétrole moyennement présent. Le plus marquant est cette note de boisé humide fortement présent du début à la fin. Il sera à re-tester avec plus d’aération et peut-être avec un petit peu d’eau. Ces 23ans dans le fût sont peut-être une limite tant le boisé prend le dessus sur les autres aromes mais des deux versions c’est clairement la version full proof qui m’a fait le plus vibrer.

Bally

Après avoir redécouvret le 12 ans d’âge est ses notes de fruits confits, nous nous sommes intéressé sur les deux nouveauté présentes sur le salon.

Bally XO 43%

Titrant à 43% et sorti lors de dernier whisky live de paris, je n’ai vu que très peu de retour sur ce produit. Un rhum assez différent de la gamme 7 ans ou 12 ans avec des notes plus sèches, sur les agrumes et du cuir.

Bally 2005 43,1%

Toujours sorti lors du dernier whisky live, ce rhum a laissé des retours assez moyen. C’est le moment de se faire sa propre idée. Nous retrouvons un rhum plus boisé que le XO ou la gamme standard, avec des notes de fruitées (figues), bien boisé, chocolat évoluant sur un peu de tanins et de la muscade. Il n’est pas mauvais et pour le prix de 40€ auquel nous pouvons parfois le trouver, il est correct. Il est par contre un cran en dessous du reste de la gamme et bien en dessous du 1998 brut de fût des 60 ans de LMDW qui l’a éclipsé lors du dernier Whisy Live.

Un grand merci à tous les exposants et organisateurs pour ce superbe weekend! On se donne déjà rendez-vous l’année prochaine et sur ces paroles, un petit Ginger James?

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Événements

Rhumfest : réaction « brut de colonne » du dimanche

Deuxième jour au rhumfest et aujourd’hui, nous étions là tôt. Mais pas les premiers, car un compatriote nous avait devancé : Baba Raki. Ca fait toujours plaisir de mettre un visage sur un pseudo et on a pu discuter à trois pendant près d’une heure avant de rentrer.

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Avec le recul d’hier, nous sommes repassés par quelques stands déjà visités. Premier moment fort et première dégustation, l’Essentiel de Saint-James avec un produit très bien fini : fruits secs (noisettes), de la torréfaction et assez doux sur l’alcool au nez. La bouche prolonge bien le nez avec une belle longueur, de la gourmandise.

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Un petit crochet de ratrappage chez La Favorite pour un aperçu de ce que le 2009 peut donner en blend sans repos (Frank a pris trois fûts au hasard la veille de son départ pour le rhumfest). Et le résultat est détonant, il tranche avec ce que les 2008 proposent et c’est une véritable découverte très plaisante. C’est donc un produit qu’il faudra suivre lors de sa sortie!

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De belles découvertes pour moi chez Chamarel, une marque qu’il faudra suivre car malgré sa jeunesse, la gamme possède déjà quelques références qui me parlent.

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Neisson quant à elle est une distillerie dont la réputation la précède et je ne vais pas m’étendre sur les produits dégustés, au détail près que le 12 ans est à la hauteur de sa réputation et que le Profil 105 propose une découverte qui selon mon palais m’emmène sur des fruits.

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On a aussi pu profiter d’une séance de mixologie en présence de Stephen Martin qui nous a préparé son Ginger James. C’est de l’amour (ce sont ses propres mots). C’est vraiment un show au delà de la « simple préparation d’un cocktail ». Il parle du « savoir-boire français » avec une passion communicative. Un moment de bonheur.

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Au niveau des surprises, je vais rapidement citer le Don Papa Rare Cask qui tranche avec ses prédécesseurs, son goût est moins chimique. L’onctuosité n’est plus aussi perceptible, il a moins l’air d’être du « Tricatel ». La gamme de vieux chez Isautier est séduisante, avec un vrai trésor qui pourrait venir se déposer dans la hotte du Père Noël, il faudra surveiller cela.

Une belle découverte en masterclass avec monsieur Ferroni qui est vraiment un expérimentateur passionné dans les finishes. Intarissable, c’est dommage que le temps imparti est passé si vite, car je pense qu’il peut faire le buzz!

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Il y avait un peu moins de monde sur ce deuxième jour, en tout cas c’est ce que l’on a ressenti. Mais le succès de cette quatrième édition pour la partie « publique » était bien au rendez-vous, ce qui se comprend aisément vu la diversité imposante en terme de produits proposés. C’est vraiment un rendez-vous à ne pas manquer pour nous, amateurs de rhum, car au delà de la dégustation, on peut échanger avec les maîtres de chais, les propriétaires, les responsables de production qui permettent d’avoir un échange constructif sur ce qu’ils ont voulu faire découvrir via leurs produits.

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Événements

Rhumfest : réaction « brut de colonne » du samedi

Samedi 22 avril, début de la quatrième du Rhumfest de Paris. Intitulée « La route des arômes », cette véritable route des rhums nous permet de voyager aux quatre coins de la planète rhumesque.

Ce petit billet est une réaction à chaud sur ce que l’on a pu découvrir ce samedi. Ce sera bref, et peut-être un peu brouillon…

Tout d’abord, cette édition est clairement un succès au niveau de la fréquentation. Chaque pavillon accueillait un nombre impressionnant d’amateurs et il fallait être patient et parfois jouer des coudes pour atteindre le comptoir. Mais à chaque fois, on est accueilli avec le sourire pour partager un peu de cette passion.

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Lors de cette première journée, quelques produits nous ont marqué :
– chez Trois Rivières, l’Ambré Malt Finish & la cuvée Oman;
– chez Saint-James, l’Essentiel;
– chez HSE, le Ragtime, l’Imaginaire & le Marquis de Terme (oui, pour moi c’était nouveau ^^);
– chez JM, le 2004;
– chez Depaz, le Porto Finish & le 2003;
– la gamme de La Favorite;
– le nouveau Boco de chez Toucan;
– les A1710 avec leur quatre produits;
– les Damoiseaux 2009 (réduit et brut de fut)
– chez Bielle, le 2005;
– toute la gamme Savanna qui était présente (dont le Lontan blanc & le HERR);
– le Forsyths 2006  de chez Habitation Vélier;
– les Longueteau Genesis et parcellaire n°4;
– la Grande Réserve de Bologne.

Une nouveauté intéressante est l’atelier olfactif que l’on retrouve à côté de chez Longueteau. Équipés de lunettes qui nous aveuglent, on cherche à découvrir des arômes en les identifiant par leur odeur. L’expérience est déconcertante, les odeurs éveillant des souvenirs mais parfois, on a du mal à mettre des mots sur ce que l’on sent!

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Nous avons entrecoupé notre après-midi par une Masterclass sur l’art de la dégustation, présentée par Alexandre Vingtier et Cyrille Mald. On n’avait qu’une envie, les laisser parler tant on découvrait des techniques et tant ils maîtrisent leur sujet! (À revoir ICI)

 

 

Événements

Rhum Fest Paris 2017 : la route des arômes

Rhum Fest Paris_Route Aromes

Les 22, 23 et 24 avril auront lieu la grande messe rhumesque de Paris. Ce n’est « que » la quatrième édition, mais c’est un véritable événement attendu par la planète Rhum francophone et même européenne.

Diverses Masterclasses, un cours de dégustation et un bar à cocktail s’ajoutent à pas moins de 140 marques, distilleries et embouteilleurs venus faire découvrir leurs produits.

Nous serons sur place pour vous donner un aperçu de ce salon qui s’annonce déjà comme une réussite!

Événements

Belgian Rhum Festival : samedi…zait bien d’y aller

 

Comment parler de ce salon sans commencer par mentionner le faible taux de fréquentation. Ce n’était pas désert, mais on ne se bousculait clairement pas. Un manque de communication et un retard de publicité a malheureusement contribué à une trop faible visibilité de ce salon montois. En effet, le site web n’était pas disponible un mois avant l’événement et certains cavistes de la région n’étaient pas au courant de la tenue de celui-ci. Le dimanche fût, fort heureusement, plus mouvementé à l’exception des deux heures réservés aux pros.

Peu de gens sont donc venus, ce qui n’était pas plus mal pour les quelques visiteurs qui avaient fait le déplacement. Aucun souci pour prendre le temps de découvrir et de discuter avec les différents exposants qui étaient dès lors plus que disponibles, encore plus heureux que d’habitude de pouvoir présenter leurs produits.

 

Le seul autre salon que j’ai fait en Belgique étant celui de Spa (qui en était à sa troisième édition en 2016), ma base de référence est tronquée. On ne peut évidemment pas comparer leur organisation car Spa profite d’une expérience non négligeable (grâce au Whisky Live qu’ils organisent depuis de nombreuses années) alors que Mons partait d’une page blanche. Quelques erreurs de débutants, avec par exemple le retard considérables des Master Class combiné à une absence d’affichage du lieu de celle-ci. Une autre absence remarquée, les « crachoirs » se sont fait attendre pendant plus d’une heure, ce qui obligeait l’amateur de rhum à finir son verre…

Le cadre était original avec deux salles d’expositions du « Silo » : au sous-sol avec la salle des Tremies, où l’on pouvait déambuler parmi les exposants de La Maison du Rhum. Le cadre est assez saisissant avec ces « stalactites » de béton entre lesquelles les stands étaient disposés à intervalles réguliers.

Après cette visite des lieux, je me suis énormément attardé chez Montebello, avec le représentant de cette distillerie guadeloupéenne. J’ai pu y déguster deux blancs monovariétaux dont l’un est à « fermentation longue ». Une note de dégustation sommaire sera prochainement postée. Très disponible, Francis Lefaux répond aux questions, parle de ses produits avec passion et donne l’envie d’en savoir davantage sur cette petite distillerie. Le stand Dzama était assez bien fourni, mais pas de nouveauté pour le moment. Le détour chez Toucan inévitable et fut d’ailleurs ma première dégustation de cette après-midi, leur blanc étant vraiment très agréable et puis, Cat est toujours aussi joviale et intarissable sur ses excellents produits.

Nation était bien représenté aussi avec l’ensemble de la gamme standard, le nouveau Réunion (Savanna) agricole 7 ans était de la partie. Par contre, la rare collection avait fait l’impasse (Hampden ou Savanna). Chamarel était aussi bien fourni avec une sérieuse gamme de liqueur et leur 3 vieux (VS, VSOP et XO).

Une autre nouveauté est un embouteillage belge : Carabela Club. Un Ron de République Dominicaine importé par deux jeunes de la région de Mons. Leur gamme présente 9 références ma préférence va au Gran Anejo (12ans) et au Reserva Familiar (millésime 1999).

Les autres proposaient essentiellement des rons (Diplomatico, Arcane, Abuelo, …) qui ne m’intéressaient pas énormément (je préférais préserver mon palais des arômes de mélasse, ayant une Master Class Longueteau de prévue).

À l’étage, le rhum agricole était représenté en force : Trois Rivières, Clément, J.M. et Longueteau proposaient un bel éventail de leur gamme. Le reste de l’agricole consistait en une paire de références pour La Mauny et Karukera. La bouteille carrée (Saint James) était absente, du coup le dernier XO l’Essentiel sera pour le Rhum Fest Paris. Le stand HSE ne proposait que trois références et les deux principales nouveautés (Finition du monde Marquis de Terme et ESB Federica Matta) ne furent pas de la partie.

La Compagnie des Indes était aussi bien en place avec un beau stand que je n’ai malheureusement pas pu prendre le temps de visiter. Le stand Vélier, tenu par la toujours très souriante représentante, proposait les désormais classiques clairins et 2 Habitation Vélier.

Ce que je retiendrai de ma visite à l’étage est le stand Longueteau, où François Longueteau était éloquent avant même que la Master Class ne commence. On pouvait y découvrir une réelle petite pépite : la cuvée parcellaire n°4. C’est la première parcellaire 100% canne bleue à sortir sous l’étiquette Longueteau. J’y reviendrai dans le billet sur la Master Class. Un petit peu déçu du fait que la maison représentant Trois Rivières ait décidé de placer en dégustation payante toutes leurs références  (même la cuvée de l’Océan)  – comme beaucoup d’autres maisons – mais cela est un autre débat.

La salle à l’étage, bien plus aérée, est davantage adaptée à la tenue de cet événement alors que les Trémies, en dehors d’une architecture incroyable et très peu particulière, aurait été davantage problématique si ce Belgian Rhum Festival avait attiré plus de monde. J’espère que les organisateurs sauront tirer profit de cette première expérience. Ce n’est pas un sans faute, mais ce n’est pas un coup dans l’eau non plus, loin s’en faut. Je salue leur courage et leur investissement, grâce à eux j’ai pu découvrir de nouveaux horizons dans un cadre atypique et je leur souhaite un maximum de succès l’année prochaine. Je serai au rendez-vous !