Dégustations Croisées

Duel brut de futs : J. Bally 1998 vs J.Bally 1999

C’est l’été ! Youpie ! Il fait beau, les journées et soirées sont plus longues, les enfants sont en congé, c’est la coupe du monde (bon ok, pour cette partie on repassera 😉 ) mais … qu’est ce que ça peut être calme dans le monde rhumesque 😥

En effet, pas de salon, soirée dégustation ou autre événement organisé durant cette longue période estivale. Du coup, un jour, j’ouvre ma boite à sample afin de noyer tout ce chagrin dans un doux nectar et… que vois-je : une montagne de samples accumulés durant toute l’année auxquels je n’ai pas encore eu le temps de m’attaquer!

Ni une ni deux, cette période de vacances va se transformer en tasting estival afin de découvrir tout cela (ou redécouvrir pour certains) histoire de faire quelques line up intéressant en attendant la reprise en septembre.

Pour cette première séance : Duel des bruts de fût Bally 1998 et 1999

Bally 1998 vs 1999

Commençons par la robe, la 1998 est d’un beau cuivré bien brillant. Les jambes ne sont pas trop grasses et légèrement perlées. Pour le 1999, c’est totalement différent. On est sur un brun bien soutenu, on dirait presque du sirop de batterie ! Les jambes sont par contre assez similaires au 98.

Au nez le 1998 est boisé résineux, sur du cacao, un peu de végétal (fleur blanche) et on y retrouve une petite sucrosité. Le 1999 est plus sur le cacao, chocolat noir et d’épices.

Passons à la dégustation proprement dite. Le 1998 est boisé avec des notes de sous-bois, de piment et de poivre. C’est intense mais l’alcool est bien intégré. La finale est très longue, assez ronde dans un premier temps et puis s’assèche.
Le 1999 est plus léger en arôme, le boisé domine avec toujours ces notes de chocolat et une certaine amertume. La finale est plus saline et astringente que celle de son prédécesseur.

La différence de watts (59,1% pour le 1998 et 54% pour le 1999) ne se fait pas ressentir. Les deux produits sont très différents avec une préférence pour le 1998 qui me semble plus aromatique.

Notez que l’on a laissé une aération d’une demi-heure avant de les attaquer.

A bientôt pour une prochaine dégustation estivale 😉

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Dégustations Chez Antoine

Dégustation Privée «Le goût du Bonheur» N°3

Voilà une nouvelle dégustation chez notre caviste préféré, l’occasion pour nous de partager une belle bouteille que nous avons dans notre collection.

Antoine nous accueille en nous proposant de (re)déguster le New Yarmouth, dernier jamaïcain de la compagnie des Indes. Toujours en « pré-line-up », Thomas nous fait (re)découvrir le Lontan 57 de chez Savanna. Après ces tournées de saveurs, nous voilà prêts pour les six (enfin, sept) références de la soirée.

Line Up Antoine N°3

Saint James Single Cask 1997 – 42,7%

Saint James 1997-2012On commence notre soirée sur le millésime de 1997 de Saint-James dépoté en 2012 (un 15 ans donc), qui sort pour célébrer les 20 ans de l’AOC martiniquais. La bouteille fraîchement arrivée de La Martinique (un tout grand merci d’ailleurs à Marc Sassier) a été ouverte pour cette soirée, arrivant trop tard pour le salon de Spa. Au nez, on retrouve essentiellement du bois et de la réglisse avec la patte St James. Un parfum végétal finit par émerger après une légère aération. L’attaque en bouche est sur le sous-bois légèrement épicé, un peu herbacée, du cacao et un peu torréfaction . On retrouve du cuir en fin de bouche. Nous avons été surpris par la longueur très courte de ce rhum. Est-ce le voyage et le peu d’ouverture que nous lui avons laissé qui l’empêche de s’exprimer ? Nous devrons clairement nous y replonger.

Edit : après un face à face le lendemain entre le Single Cask 1997-2012 et le Single Cask 1998-2009, on retrouve une palette aromatique assez similaire avec plus d’intensité, de longueur et des notes de fruits secs plus marquées pour le 1998.

 

La Favorite, cuvée Privilège 1999 – 43%La favorite Privilège 1999

Le nez est doux, sur le fruit (raisin), du bois blanc avec un peu d’épices (muscade). La bouche débute sur l’alcool avec une attaque sur le poivre blanc. On retrouve ensuite le côté raisin et résineux (une petite similitude avec le vin Retsina me vient en tête). Très surprenant par rapport au souvenir qu’on en gardait du RhumFest Paris ou ce rhum nous semblait plus équilibré, avec un alcool mieux intégré.

 

La Favorite, cuvée Flibuste 1987 – 40%

La favorite Flibuste 1987

On enchaîne dans la même maison en changeant de cuvée. La fameuse Flibuste (que certains divinisent alors que d’autres la qualifient de « jus de pruneaux ») est la troisième sur le line-up, ouverte pour l’occasion elle aussi. Au nez, on ne peut pas passer à côté des pruneaux, avec derrière de la muscade et de la réglisse assez bien présente. La bouche confirme le nez pour les pruneaux tandis que l’on retrouve un peu d’épices, des amandes et de la vanille. La finale est plus fraîche avec un boisé très agréable. Très rond, il est moins liquoreux que dans mes souvenirs.

 

 

Bielle 2004  – 45%

Bielle 2004Passons à l’île au cents moulins avec cette première référence, le Bielle 2004 10 ans d’âge. Au nez, on est clairement sur des fruits exotiques (principalement banane) auxquels viennent s’ajouter de l’orange un peu confite. Les agrumes sont très présents. La bouche continue sur le profil agrume en évoluant et du cacao – ce qui donne un effet orangette! En finale, la vanille se fait sentir sur un fond légèrement boisé et de fruits secs (noix) pour une superbe longueur.

 

Chantal Comte,  Tour de l’Or – Bielle  – 56,6%

Bielle Tour de l'or Chantal ComteSecond tour pour Bielle avec un sélection Chantal Comte brut de fût à 56,6%. Le nez est très frais, herbacé où la menthe poivrée ressort vraiment bien. Un boisé est également présent pour un très bon équilibre. Il est gourmand en bouche, on y retrouve un peu de fruits compotés (mangue), quelques épices (de la muscade) et du boisé de sental en fin de bouche. La finale très longue et douce reprend ces notes avec une pointe saline.

 

 

J. Bally 1998 Brut de fût – 59,1%

Bally 1998 brut de futEncore une bouteille de Madinina, encore une bouteille ouverte pour l’occasion. Le nez est pâtissier : vanille, amande amère, beurre fondu et soupçon de piment sont au rendez-vous. Si le nez nous séduit, la bouche nous étonne : le boisé est très (trop ?) présent. Le chêne se fait sentir tout au long de la bouche, emportant la palette aromatique avec lui et surplombe les épices (cannelle et piment). On retrouve un peu de caramel en fin de bouche. Probablement un rhum qui mérite une ouverture bien plus longue que ce à quoi il a eu droit. Ce sera une raison de plus d’y revenir !

 

Berry Bros & Rudo – Caroni 19 ans – 55%

Berry Bros Caroni 19ansPassons au seul rhum de mélasse de la soirée proposé pour les amateurs de bitume (non pas de sport moteur sur ce blog, juste les arômes qui vont avec). Nous avons droit à un Caroni de chez Berry Bros vieilli 19 ans en climat continental et réduit à 55%. Au nez c’est gourmand ! Certes, le goudron est présent mais se marie bien avec le côté fruité (pomme) et réglissé. La bouche est ronde, fumée, toujours la réglisse et de l’iode. La finale est longue et fine avec l’apparition de fruits secs. C’est un produit très bien équilibré qui est plus dans la subtilité des arôme que dans l’extravagance que peuvent donner les rhum de cette distillerie.

 

 

Une belle soirée d’échanges et de partage qui s’achève. On se retrouve peu, mais à chaque fois le plaisir y est! Rendez-vous en 2018 pour la suite!

 

Événements

Rhum Fest 2017

Après deux réactions à chaud de cette éditions 2017 du Rhum Fest Paris, voici un article plus complet sur ce formidable salon à Paris, qui est devenue, le temps d’un weekend, la capitale européenne du Rhum. Dans cet article, nous essayerons de vous faire revivre notre séjour tel que nous l’avons vécu. Les notes de dégustations ne pourront donc pas être exhaustives, vu le nombre important de produits dégustés, et à l’environnement loin d’être idéal pour décortiquer tous les profils des produits proposés.

Nous espérons néanmoins que ces ébauches de dégustations vous donneront envie de découvrir plus profondément ces produits. Nous détaillerons ces produits par maison et nous avons mis la priorité sur les nouveautés.

Trois Rivières / La Mauny

Trois rivières ambré single malt finish 40%

Pour cette nouveauté, Daniel Baudin a voulu répondre à une demande existante sur des rhums jeunes mais avec des profils aromatiques différents. Cela nous a instinctivement fait penser au La Mauny Heritage (un ambré avec finition porto) sorti l’année passée. Ce rhum a donc séjourné 12 à 18 mois en fût de Bourbon et 6 mois en fût de Single Malt de la maison Rozelieures. Ce rhum sera disponible exclusivement en grandes surfaces.

La robe est étonnement claire et légère. Le nez et bouche sont sur le même acabit, assez léger avec cette point de malt tourbé qui ravira les amateurs. La finale est courte et légèrement sèche. Ce rhum est davantage un rhum de cocktail qu’un rhum de dégustation, il devrait faire des merveilles en Old Fashioned.

Trois Rivières 12ans 42%

Celui-ci n’est pas une nouveauté pour nous, mais nous aimons nous y replonger. Au nez, les épices sont assez présentes, les fruits rouges et un léger boisé. La bouche est assurément douce, ce léger boisé caractéristique de la maison est toujours présent et on y retrouve aussi la compotée, associée à du tabac blond.

Trois Rivières 2000 42%

Nous connaissons l’ancienne version, le millésime 1995, que nous avons adoré. Nous avons donc beaucoup d’espoir dans ce millésime 2000. Le nez est sur les fruits secs et le boisé. En bouche on retrouve en plus un léger poivre et une note d’abricot. Il reste dans la continuité de son prédécesseur mais nous semble moins harmonieux. Une petite préférence pour le 1995.

Trois Rivières Oman 42%

Bien que beaucoup d’amateurs aient eu l’occasion de la découvrir, le public belge a eu très peu l’occasion de le retrouver lors d’événements. Au nez, on retrouve des notes épicées et boisée de Trois Rivières, un peu de cacao, de fruits rouges, le tout avec une grande intensité. La bouche est toujours sur les épices principalement la cannelle, le boisé et est assez explosive. La finale est légère et fine avec une note torréfiée de cacao. Un rhum que vous allez soit adorer, soit détester, tellement il est porté sur les épices. Il demande également à s’ouvrir, chose que nous n’avons pas eu le temps d’expérimenter lors du salon. Une note plus détaillée sera présentée dans le futur.

La Mauny Acacia 50%

Passons maintenant à la maison sœur avec sa nouveauté : La Mauny Acacia. Ce rhum est un rhum blanc 50% qui a passé un très court séjour (2 semaines) dans des fûts d’acacia. La robe est brillante et très légèrement jaunie, on dirait presque un blanc cassé. Le nez nous apporte des notes vanillées et de levure en plus de la canne fraiche. La bouche est douce et ronde avec un profil d’acacia qui apporte une vraie plus-value. Un de nos coups de cœur du salon.

HSE

Passons maintenant à la maison HSE avec trois nouveautés présentée lors de ce salon. Comme toujours les intervenant sont d’une grande qualité et Cyril Lawson fidèle à lui-même. C’est essentiellement SpiriTom qui s’est chargé des notes.

HSE voyage des Imaginaires « Federica Matta » 40%

Rhum ambré de 12 à 18 mois. L’ensemble est assez léger sur le raisin, la poire et une légère note de vanille. Malheureusement l’alcool est assez présent et ne permet pas de vraiment l’apprécier en pure dégustation. Il devrait très bien passer ti-punch (ou « ti-sous-bois » ^^).

HSE RagTime 40%

Dernier-né de la marque, le petit frère du Black Sheriff, bien plus léger que son aîné avec des notes de vanille et un petit boisé. Il pourra servir de base en Old Fashioned (bien que j’y préfèrerais  le Back Sheriff) ou pour tout autre cocktail.

HSE Marquis de Terme 48%

Le dernier-né dans la série finitions du monde, un vieillissement de 10 ans en fût de bourbon et une finition de 18 mois en fût de bordeaux Château Marquis de Terme. Le nez fait ressortir des notes de caramel, fruits rouges et boisé. La bouche est assez tanique, ronde et gourmande et une pointe de réglisse. Certains trouverons le finish trop présent (au même titre que pour le Sauternes) mais personnellement ce côté tannique m’a bien plu.

Clément & J.M.

Continuons notre tour de Martinique (nous aimons décidément bien le rhum agricole…) avec les charmantes hôtesses de chez J.M. et Clément. Nous avons également pu apercevoir Dominique qui nous semblait fort occupé.

Clément colonne créole 49,5%

Bien que ce blanc colonne créole de chez Clément ne soit pas une nouveauté, nous n’avions jamais eu l’occasion de le découvrir. Pour rappel ce rhum est distillé dans une petite colonne créole. Au nez, nous retrouvons des épices, du poivre avec pas mal d’alcool. La bouche est lourde avec une brève apparition de la canne, un peu épicée, très sèche et terreuse.

Clément 10 ans et 15 ans 42%

Une petite comparaison des deux plus vieux de la gamme standard s’est proposée à nous (et comment refuser cette si belle proposition). Le 10 ans a un nez faisant ressortir la boite à cigares et fruits secs. La bouche est davantage sur le cuir, suivent ensuite des notes torréfiées, de fruits murs (orange) et de tabac. Le 15 ans est quant à lui plus fumé, assez rond en bouche et épicés (notamment de la cannelle et la réglisse). La finale est plus longue. Les deux produits sont une belle réussite mais notre préférence va au 10 ans.

J.M. 2004 46,3%

Passons maintenant à la maison sœur : J.M. Après s’être remémoré le XO, nous avons découvert ce nouveau millésime 2004 10 ans d’âge. Le nez est doux, sur la vanille, on retrouverait même un côté bonbon arlequin. La bouche est toujours sur la vanille douce, moins bonbon et n’a pas le côté astringent qui me dérangeait dans le VSOP. La finale est longue avec une note douce de cassonade. Vraiment un très bon produit, un coup de cœur également.

J.M. 2000 47,2%

Passons au grand frère du 2004, le millésime 2000 15 ans d’âge. Le nez n’est pas très expressif (sur un léger boisé, un peu d’orange, légèrement végétal et une touche poivrée) et nous n’avions pas le temps de le laisser s’ouvrir un quart d’heure comme cela devrait être fait. En bouche nous retrouvons le cuir, le tabac blond, une légère vanille et un peu de boisé. La finale est assez sèche avec une petite astringence. Nous pensons qu’il nous faudrait le redécouvrir dans de meilleures conditions afin de découvrir tout son potentiel.

J.M. 1845 42%

Au même titre que les clément 10 ans et 15 ans, celui-ci (sans être une nouveauté) nous était inconnu. C’est un assemblage de rhums d’au moins 10 ans vieillis en fût de chêne. Le nez est assez boisé, viennent ensuite des fruits mûrs (banane) et finalement une petite touche de vanille et de menthe. La bouche fait ressortir une acidité (comme sur le VSOP), du fruité (pomme et prune) et un boisé tanique plus présent. La finale est longue, pâtissière et davantage sur les épices (amande).

Saint James

Passons maintenant à l’une de nos maisons préférées : Saint James. Stephen Martin nous ayant directement reconnu, nous commençons la discussion, celle-ci nous amène (après une mise en bouche avec le 12 ans) à découvrir une des plus belles perles de ce salon : L’Essentiel. Ce rhum titre à 43% et est un blend de trois millésime : 1998, 2000 et 2003. Au nez, on retrouve les marqueur typiques Saint James : le boisé, les épices de cannelle sont présents ; l’orange et le pruneau suivent. La bouche est d’un très bon équilibre avec ce boisé ; ces notes empyreumatiques de torréfaction (cacao et tabac blond) et un peu de tanins. La finale est longue, toute en subtilité, sur le tabac et les fruits rouges. Un très bon produit qui est le coup de cœur de beaucoup d’entre nous (il a notamment reçu le prix spécial du jury du salon). Pour ceux qui aime la gamme aromatique standard de Saint James standard (7, 12, 15 ou les single cask), on ne peut que vous recommander celui-ci.

Depaz

Nous arrivons chez Depaz, qui honnêtement est une maison que nous ne connaissons pas très bien. Les deux nouveautés sont le Porto finish et le single cask 2003.

Depaz Porto Finish 45%

Cette nouveauté est un VSOP vieilli 8 ans dans de petits fûts avant de bénéficier d’une finition de 11 mois en fût de porto. Le nez fait directement ressortir la finition vineuse du porto avec des notes de figue et de cacao. La bouche est fruitée (fruits rouges) et toujours une pointe de cacao. Le tout est incroyablement bien équilibré. La finale est plus herbacée et fruitée. Il est pour moi (SpiriTom) un des meilleurs porto finish que j’ai découvert.

Depaz single cask 2003 45%

La seconde nouveauté est un millésimé 2003 de 11 ans, single cask. Le nez est sur les fruits sec et un peu de torréfaction. La bouche fait ressortir le cacao avec une finale douce, boisée avec une note mentholée. Un très bon produit qui m’a motivé pour mieux connaitre cette maison. Notez qu’une prochaine cuvée nommée « Victor Depaz » (6 ans en fûts de bourbon) devrait prochainement faire son apparition.

La Favorite

Nous arrivons tant bien que mal chez Frank Dormoy et son accueil sans pareil. Il est temps de découvrir sa nouvelle gamme. Connaissant déjà le Rivière Bel Air et le millésime 2008 (voir dégustation N° 1 Chez Antoine), nous nous portons vers la cuvée Privilège 1999, hommage à André Dormoy. Cette cuvée est la dernière distillée par le grand-père de Franck. Au nez nous retrouvons une douceur avec des notes pâtissières, de fruits murs et une pointe de miel. La bouche est ronde et douce avec de l’ananas et du tabac. La finale est mielleuse et épicée.

Flibuste 1988 40%

Nouvelle mouture de cette célèbre bouteille avec cette fois-ci un 29 ans (au lieu des 30 ans habituels). Une robe toujours aussi sombre et grasse. Nous retrouvons au nez un côté liquoreux avec des notes de caramel et de pruneaux. La finale est extrêmement douce et ronde.

Millésime 2009

Cet avant-première est un échantillon issu de trois fûts de 2009, pris au hasard juste avant le salon, afin de faire profiter (et avoir un premier retour) certains amateurs de la prochaine cuvée. Le nez (qui ne demande qu’à s’ouvrir) est équilibré sur des notes fruitées et un boisé présent. La bouche reprend ce boisé avec des notes de fruits murs. La finale est bien longue sur les épice. Une petite note piquante se fait sentir en fin de bouche mais rien de vraiment désagréable. Notons que cette dégustation est un essai à l’aveugle d’une future cuvée. L’assemblage des fûts et le brassage avant embouteillage devrait encore l’améliorer. Nous avons essayé de convaincre Franck de le sortir en brut de fût… Stay tuned !

Toucan (le nouveau boco)

Impossible de faire le Rhum Fest sans passer saluer notre chère Cat Arnold et ses désormais célèbres Toucans. Le blanc est un toujours une superbe réussite mais c’est surtout le prochain Boco qui fait envie à Spiritom. Un Boco totalement différents du précédent avec des épices bien mieux intégrées, un bel équilibre et assez rond. Un très bon spiced qui pourra nous créer de superbes mixologies [dixit SpiriTom].

Bielle

Maison avec de superbes références, mais qui ne plaisent pas toujours au palais de SpiriTom, assez dichotomique sur les différentes cuvées (soit il adore, soit pas du tout).

Bielle canne grise 59%

Autre variante mono-variétale : la canne grise. Le nez est très prometteur avec des notes assez épicées, fruitée (passion) et plutôt vif. La bouche est agréable sans être sur l’explosion de la canne fraiche ; nous retrouvons des notes végétales plus terreuses. Une déception pour moi (Mister K), je m’attendais à une bouche avec une palette aromatique beaucoup plus fraiche. Comparée aux autres mono-variétaux (Canne Bleue de Clément, Black Cane de Bologne, parcellaires de Longueteau ou canne rouge de La Favorite), cette canne grise me semble moins intéressante, mais je devrais m’y réplonger au calme.

Bielle 2005 45%

J’y ai (SpiriTom) retrouvé des notes boisées, des fruits confits, un peu de vanille, un léger boisé et de la muscade. L’alcool m’a semblé assez présent et ne m’a pas semblé bien intégré.  Notez que à ce stand mon appréciation n’a pas été optimale.

Damoiseau 2009 brut de fût 66,9% et réduit 42%

Nous arrivons chez notre amie Clémentine qui nous propose cette année un nouveau millésime : le 2009 en deux versions, un brut de fût titrant à 66,9% (dans la lignée du 2008 subprime) et le même produit réduit à 42%. La version réduite a une robe très claire, limite ESB. Les arômes se font légers, sur du floral et un petit boisé. Le brut de fût est plus intéressant, il fait ressortir les épices et la concentration des arômes est bien plus agréable. Cette comparaison est intéressante et nous a permis de bien mieux réaliser l’impact que la dilution peut avoir sur un produit.

Savanna

Enfin! Enfin, cette superbe maison qui me (SpiriTom) tient à cœur possède un stand complet avec une multitude de leurs produits. La discussion avec la maître des lieux est très enrichissante et me fait encore plus apprécier cette maison.

Ayant dégusté la plupart de la gamme mais n’ayant pas noté grand-chose (oui je sais, honte sur moi, mais le dialogue était vraiment intéressant et mon esprit ne m’a pas rappelé à l’ordre), je vais essayer de vous retransmettre mes ressentis.

Savanna 10 ans traditionnel et millénium 15 ans (tous deux 43%)

Le Savanna traditionnel 10 ans est rond et assez doux. Bien construit avec un bel équilibre. La bouche est gourmande et on retrouve des fruits jaunes. Le millénium 1999 est assez frais au nez avec des notes de cacao. Le bouche est ronde mais avec moins de caractère, des notes de boite à cigares.

Savanna Grand Arôme Lontan 60 ans LMDW 57%

Passons maintenant aux « OVNIs » de la marque : les grands arômes, qui pour rappel, sont des rhums à fermentation longue (15jours) embouteillés ici au degré naturel.
Commençons par le Lontan blanc brut de colonne, qui est légèrement citronné, fruité (ananas), une pointe d’olive et de l’amande. La bouche est épicée (du thym?), l’olive est toujours présente avec du caoutchouc, du tabac blond et de la réglisse. Il peut parfaitement se marier en apéritif avec un sirop d’ananas ou de fruits de la passion.

Savanna 8 ans Grand Arôme Chai Humide 60,4%

Le chai Humide est comme son nom l’indique assez boisée et … humide ! A part cela, il est très fruité, minéral et un peu épicé (canelle). Désolé mais je n’ai pas d’autres notes.

Savanna 10ans HERR 60 ans LMDW 63,8%

Passons au HERR avec ses plus de 1 200 esters ! On retrouve la réglisse, le boisée, un soupçon d’olive et cette fameuse note de bonbon (limite chimique) souvent retrouvée avec finalement une pointe d’astringence mentholée. Tous ces produits sont d’une grande qualité et d’une très rare diversité pour une seule et même distillerie.

Bologne

Après avoir retrouvé le cher Bologne 55% très aromatique et végétal, nous avons dégusté la nouveauté présentée au salon.

Grande Reserve 42%

Un rhum vieux de 4 ans embouteillé à 42%. Nous y avons retrouvé des notes boisées, de tanins, des fruits sec, un peu vanillé et épicé (cannelle) avec une pointe iodée.

XO 42%

Celui-ci est plus rond et demande une vraie ouverture pour dévoiler ces notes de cacao, d’épices et de bois.

Bologne 2009 (brut de Fût ?)

Le lendemain, et après avoir un peu discuté avec le maitre de chai, nous découvrons un essai sorti du chai afin de conforter la distillerie sur une nouvelle cuvée. Ce rhum est un millésime 2009 et sera (espérons-le) proposé en brut de fût pour les 130 ans de la marque fin d’année.

Chamarel

Inconnue de Mister K, cette distillerie de l’ile Maurice propose des produits très aboutis et jongle avec les modes de distillations (colonne et pot still).

VS 40%

Vieilli trois ans en fûts de chêne américain (dont 30% étaient des des fûts neufs, le reste de deuxième ou troisième génération), le VS se compose exclusivement d’un distillat de colonne. On retrouve au nez un peu de tabac, du poivre et un semblant de caramel. La bouche est souple, légère, avec des notes de coco, mais cela manque un peu de longueur.

VSOP 44%

Le VSOP est constitué de 80% de distillat en colonne et de 20% en pot still, vieilli deux ans en chêne français et deux ans en chêne américain. Il est assez lourd et aromatique (on ressent le côté pott still), on retrouve le caramel, les épices poivrées s’ouvrent en fin de bouche et l’ensemble est assez rond. La finale est plus florale avec une pointe pâtissière.

XO 43%

Le XO est quant à lui constitué de 30% Pot Still et 70% colonne le tout vieilli 6 ans en chêne français. On retrouver une belle palette aromatique sur les épices et les fruits avec de la vanille. La bouche est fruitée (figue), un boisé pas trop présent mais un bel équilibre.

Single Barrel 2009 45%

Le lendemain, j’ai (SpiriTom) eu la chance de pouvoir découvrir le single barrel 2009 100% pot still, vieilli 6 ans en chêne français neufs. Il est plus riche que le reste de la gamme, on retrouve de la vanille, des fruits exotiques. La bouche est plus sèche avec de la torréfaction (café), une légère note tourbée, un peu tanique et boisée. Il faut vraiment lui laisser le temps de s’ouvrir et devrait plaire au amateur de whisky ou cognac.

Cette maison est pour moi (Mister K) un véritable coup de coeur de ce Rhumfest. J’ai pu la découvrir et, malgré son jeune âge, cette distillerie propose déjà des produits qui sont déjà de beaux rhums de dégustations. C’est donc une maison dont l’évolution est à suivre, sans aucun doute!

Neisson

Neisson a cette année totalement remanié sa gamme avec l’arrive du premier rhum bio (malheureusement non présent sur le stand) et une nouvelle gamme de vieux. C’est parti pour de nouvelles découvertes !

Profil 105 54,2%

Commençons par le profil 105 qui est un rhum ESB. Son nom provient du profil de chauffe du fût qui a été sélectionné. Le nez est très fruité et légèrement épicés. La bouche est étonnamment équilibrée pour un ESB, le boisé est présent au côté de notes plus fraiche (de canne) et florale avec une pointe de muscade. Une vraie réussite pour notre part.

Le Vieux par Neisson 45%

Passons au Vieux, un assemblage entre 3 et 9 ans. Le nez est assez épicé, bouche est assez alcolleuse et boisée. Ce n’était pas mon préféré. Il demande une aération que je (SpiriTom) n’ai pas eu l’occasion d’entreprendre.

Le XO par Neisson 48,5%

Celui-ci est un assemblage entre l’ancien XO et la cuvée du 3ème millénaire (entre 9 et 12ans). Au nez on reconnait les marqueurs Neisson, la bouche ronde et torréfiée ; l’ensemble est bien équilibré sur des fruits confits et exotiques.

12 ans 52,7%

Passons au haut de gamme : le 12 ans brut de fût. Un rhum très agréable sur les épices (cannelle, gingembre), quelques pointes d’agrumes, le tout avec un très bon équilibre. Reste à évaluer le ratio qualité / prix.

A1710

Après une petite pause, nous nous sommes dirigé vers cette nouvelle distillerie de Martinque : A1710. Nouvelle venue dans le monde du rhum, nous avons (essayé) de découvrir cette gamme sans a priori. La Maitre de chai Stéphanie Martin nous guidant durant cette dégustation.

La Perle 54,5%

Beaucoup d’encre ont déjà coulé pour décrire ce nouveau rhum blanc dit « extraordinaire ». Nous avons ici le batch 2 qui corrige normalement certains défauts. Le nez, assez intense, révèle de la canne fraiche et un peu de terre. L’attaque en bouche est vive, un peu brûlante et masque les arômes de canne, ce qui gâche le plaisir.

Soleil de Minuit 46,4%

Un nez sur la réglisse avec une pointe d’acidité, que l’on retrouve en bouche malgré une rondeur plus apparente.

Nuée Ardente 44,7%

Assez doux, la réglisse ressentie dans le Soleil de Minuit est toujours présente mais l’acidité a disparu au nez. La bouche est plus ronde mais n’as pas beaucoup de longueur.

Tricentenaire 43,9%

Un nez sur les épices, voire le piment. La bouche est alcooleuse, avec un bois un peu humide.

Longueteau

Genesis 73,51%

Après une avant-première au salon de Spa en 2016, le Génésis sort enfin de sa tanière, avec un packaging très réussit. Ce rhum blanc est un brut de colonne, sélectionné à l’aveugle parmi les parcellaires 2015. C’est la parcelle n° 9 qui a été sélectionnée pour un brassage de 2 ans avant embouteillage. Nous retrouvons un rhum très aromatique, sur les fleurs blanches avec une fin de bouche assez douce voire même sucrée ce qui est étonnant pour un tel degré d’alcool.

Schrubb 30%

Cela tranche très clairement avec le reste des produits que nous avons dégustés. Je (Mister K) connais celui de Clément et de J.M. Pour ma part, c’est le meilleur des trois, les épices sont vraiment bien présentes avec une cannelle particulièrement bien présente. Un produit sympa à siroter près du sapin en attendant le père Noël.

Isautier

Retournons du côté de l’océan indien avec la seconde marque de la Réunion : Isautier. Marque qui commence à se faire connaitre avec des produits de plus en plus qualitatifs.

7 ans 40%

Le 7 ans est un rhum traditionnel vieilli en chêne français. Un nez doux sur les fruits cuits et légèrement fumé. Le bouche suit le nez et est plutôt ronde et fine, un peu poivrée. Le nez nous sied mieux que la bouche. Un produit assez bien équilibré.

10 ans 40%

Le grand frère est plus intéressant avec des notes d’orange, de réglisse et de caramel. La bouche offre un poivré, boisé humide et un menthol supplémentaire.

Cuvée Charles-Louis Isautier 45%

La cuvée Louis et Charles nous propose enfin un degré supérieur à 40%. Cela nous confère des notes de café, d’amande, on retrouve bien l’élevage en cognac et une note de sherry.

10 ans single cask 58%

Nous avons eu droit à une surprise, que dire, un trésor, de la part de notre hôte momentané.  De derrière les fagots, celui-ci nous propose en avant-première un 10 ans d’âge single cask à 58%. Premier single cask de la distillerie et la première fois qu’un produit est proposé avec un ABV aussi élevé. Un produit très bien fait avec des notes de cuir d’amande et un côté torréfié. Vraiment une belle réussite. Un produit qui devrait être disponible dans les mois à venir.

Bristol

Bristol est un embouteilleur indépendant avec une grande gamme de produits proposant des rhums avec en partie un vieillissement tropical et/ou continental. Nous ne nous étions jamais fort intéressés à cette marque au par-avant (mais en avions souvent entendu du bien, notamment le Caroni 1974) ; c’était l’heure de remédier à cela. Pour nous accueillir, rien de moins que Sir John Barrett, directeur de la marque, pour nous guider. L’homme est extrêmement posé, d’une immense gentillesse et parle de ses produits avec passion. Tout cela couronné d’un flegme britannique inimitable.

Caroni VSOC (Very Special Old Cask) 40%

Assemblage de différents fûts de 2003 vieilli au Trinidad pendant 10 ans. Au nez, les épices et le boisé sont présent. Pas de notes pétrolifère ni empyreumatique. La bouche est épicée (girofle et cannelle), le tabac blond et la vanille viennent s’ajouter. Nous ressentons la douceur du fut de Sherry utilisé.

Caroni 18ans 1997-2016 61,5%

Vieilli 11 ans à Trinidad et le reste en Angleterre, embouteillé brut de fût ; celui-ci est un très très bon Caroni (pour moi – SpiriTom- bien meilleur que le VSOC). Nous retrouvons les marqueurs de Caroni mais assez bien intégré à des notes fruités et empyreumatiques, une certaine lourdeur et des épices typique de l’ancienne distillerie. Une belle et longue finale (on aurait envie de la garder pour le reste de la soirée, mais nous avions encore d’autres produits à découvrir).

Belize 2005-2016 46%

Rhum assez doux et rond, des notes de cuir se dégage. Un bel équilibre. Ne connaissant que très peu les rhums du Belize, j’ai (SpiriTom) du mal à le situer par rapport à un compagnie des indes, plantation ou Fair.

Ferroni

Après avoir eu le plaisir de suivre la masterclass parfaitement orchestrée par Guillaume Ferroni, nous ne pouvions passer à côté de ses produits. Je (SpiriTom) me suis particulièrement intéressé aux finitions.

Rosé Blend Ambré 18 mois 40%

Rhum phare de la gamme Ferroni, ce rhum est composé de rhum de l’île Maurice (deux distilleries), du Trinidad et du Guyana. C’est un blend rhum mélasse et pur jus. Vieilli une année en fût de cognac et ensuite pendant 6 mois en fût de Rasteau (tout cela dans les chais à Marseille). Nous retrouvons un rhum agréable et suave, des fruits rouges (cerise) et un léger boisé, les tanins du Rasteau sont bien intégrés et ne dénaturent pas le rhum. Une belle réussite pour cet ambré.

Barbade 2007 brut de fût 57,5%

Ce rhum de Barbade des 8 ans a subi une finition en fût de Rasteau (vin doux du sud de la France) pendant 6mois. Un nez assez doux et fruité, un peu de boisé et du sucre roux. La bouche est assez explosive et sèche avec des arômes de fruits confits, chocolat et légèrement coco.

Jamaïque 2010 brut de fût 63,4%

Ce rhum est un single cask de Jamaïque importé à Marseille pour une finition en fût de Whisky Rye. Le nez est très prometteur avec des fruits bien murs (banane et ananas), normal pour la Jamaïque vous allez dire. Je n’ai par contre pas retrouvé le solvant ou le dunder propre au Jamaïcains. Le bouche est assez fumée, la mélasse est présente et côtoie les épices (girofle) et les fruits confits retrouvés au nez.

Velier

Après avoir patienté un bon moment devant le stand et son attroupement, nous parvenons tant bien que mal à se faufiler à l’avant du stand tant convoité. Nous retrouvons notre cher Daniele Bondi et son naturel sans égal. C’est en présence d’une partie des confrères 2.0 que SpiriTom entame les hostilités.

Habitation Velier Forsyths WP 57%

Nouvelle version de ce Worthy Park avec un dose supplémentaire d’esters (597gr/hlpa). Cette course aux esters me laisse un peu perplexe et c’est sans grande conviction que je découvre cette nouvelle mouture. Qu’à cela ne tienne, j’ai été agréablement surpris ! Plus rond et mieux construit que la première mouture, la maitrise de ce pure single rhum est éblouissante. Il y a évidemment des fruits exotiques et du vernis au nez. La bouche, épaisse, fait se fait plus épicées (gingembre) et légèrement sucrée. La finale apporte une touche de torréfaction.

Habitation Velier Forsyths 2006 57,8%

Le successeur de la version 2005. Un pure single rhum de haute voltige avec des arômes finement boisés, végétal, fruits murs (banane) et réglisse. Si vous avez aimé la version 2005, vous adorerez cette nouvelle mouture qui est pour moi également plus aboutie.

Caroni 1996 23 ans High Proof 57,2%

Après ces « petites » nouveautés, nous arrivons au moment le plus attendu où Danièle nous sort les fameuses bouteilles noires du dessous du comptoir. Ce Caroni de 23 ans est boisé et alcooleux. Au nez les arômes pétrolifères sont moyennement présents. La bouche est plus marquée par le bois, la mélasse et les fruits cuits mais le tout est assez mal équilibré, l’alcool est pour moi trop présent. Je vous rappelle que cette note a été prise en fin de journée sur un coin de table avec une belle bande de joyeux lurons à côté.

Caroni 1996 23 ans Full Proof 61%

Arrive le temps de découvrir la grande sœur, la version full proof de ce Caroni 1996 23 ans. Malgré les faible différence d’ABV, celui-ci est plus prometteur. L’alcool se fait sentir, et il est plus équilibré. On retrouve des notes de cuir, de banane, et un pétrole moyennement présent. Le plus marquant est cette note de boisé humide fortement présent du début à la fin. Il sera à re-tester avec plus d’aération et peut-être avec un petit peu d’eau. Ces 23ans dans le fût sont peut-être une limite tant le boisé prend le dessus sur les autres aromes mais des deux versions c’est clairement la version full proof qui m’a fait le plus vibrer.

Bally

Après avoir redécouvret le 12 ans d’âge est ses notes de fruits confits, nous nous sommes intéressé sur les deux nouveauté présentes sur le salon.

Bally XO 43%

Titrant à 43% et sorti lors de dernier whisky live de paris, je n’ai vu que très peu de retour sur ce produit. Un rhum assez différent de la gamme 7 ans ou 12 ans avec des notes plus sèches, sur les agrumes et du cuir.

Bally 2005 43,1%

Toujours sorti lors du dernier whisky live, ce rhum a laissé des retours assez moyen. C’est le moment de se faire sa propre idée. Nous retrouvons un rhum plus boisé que le XO ou la gamme standard, avec des notes de fruitées (figues), bien boisé, chocolat évoluant sur un peu de tanins et de la muscade. Il n’est pas mauvais et pour le prix de 40€ auquel nous pouvons parfois le trouver, il est correct. Il est par contre un cran en dessous du reste de la gamme et bien en dessous du 1998 brut de fût des 60 ans de LMDW qui l’a éclipsé lors du dernier Whisy Live.

Un grand merci à tous les exposants et organisateurs pour ce superbe weekend! On se donne déjà rendez-vous l’année prochaine et sur ces paroles, un petit Ginger James?

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