Dégustations Chez Antoine

Dégustation Privée «Le goût du Bonheur» N°3

Voilà une nouvelle dégustation chez notre caviste préféré, l’occasion pour nous de partager une belle bouteille que nous avons dans notre collection.

Antoine nous accueille en nous proposant de (re)déguster le New Yarmouth, dernier jamaïcain de la compagnie des Indes. Toujours en « pré-line-up », Thomas nous fait (re)découvrir le Lontan 57 de chez Savanna. Après ces tournées de saveurs, nous voilà prêts pour les six (enfin, sept) références de la soirée.

Line Up Antoine N°3

Saint James Single Cask 1997 – 42,7%

Saint James 1997-2012On commence notre soirée sur le millésime de 1997 de Saint-James dépoté en 2012 (un 15 ans donc), qui sort pour célébrer les 20 ans de l’AOC martiniquais. La bouteille fraîchement arrivée de La Martinique (un tout grand merci d’ailleurs à Marc Sassier) a été ouverte pour cette soirée, arrivant trop tard pour le salon de Spa. Au nez, on retrouve essentiellement du bois et de la réglisse avec la patte St James. Un parfum végétal finit par émerger après une légère aération. L’attaque en bouche est sur le sous-bois légèrement épicé, un peu herbacée, du cacao et un peu torréfaction . On retrouve du cuir en fin de bouche. Nous avons été surpris par la longueur très courte de ce rhum. Est-ce le voyage et le peu d’ouverture que nous lui avons laissé qui l’empêche de s’exprimer ? Nous devrons clairement nous y replonger.

Edit : après un face à face le lendemain entre le Single Cask 1997-2012 et le Single Cask 1998-2009, on retrouve une palette aromatique assez similaire avec plus d’intensité, de longueur et des notes de fruits secs plus marquées pour le 1998.

 

La Favorite, cuvée Privilège 1999 – 43%La favorite Privilège 1999

Le nez est doux, sur le fruit (raisin), du bois blanc avec un peu d’épices (muscade). La bouche débute sur l’alcool avec une attaque sur le poivre blanc. On retrouve ensuite le côté raisin et résineux (une petite similitude avec le vin Retsina me vient en tête). Très surprenant par rapport au souvenir qu’on en gardait du RhumFest Paris ou ce rhum nous semblait plus équilibré, avec un alcool mieux intégré.

 

La Favorite, cuvée Flibuste 1987 – 40%

La favorite Flibuste 1987

On enchaîne dans la même maison en changeant de cuvée. La fameuse Flibuste (que certains divinisent alors que d’autres la qualifient de « jus de pruneaux ») est la troisième sur le line-up, ouverte pour l’occasion elle aussi. Au nez, on ne peut pas passer à côté des pruneaux, avec derrière de la muscade et de la réglisse assez bien présente. La bouche confirme le nez pour les pruneaux tandis que l’on retrouve un peu d’épices, des amandes et de la vanille. La finale est plus fraîche avec un boisé très agréable. Très rond, il est moins liquoreux que dans mes souvenirs.

 

 

Bielle 2004  – 45%

Bielle 2004Passons à l’île au cents moulins avec cette première référence, le Bielle 2004 10 ans d’âge. Au nez, on est clairement sur des fruits exotiques (principalement banane) auxquels viennent s’ajouter de l’orange un peu confite. Les agrumes sont très présents. La bouche continue sur le profil agrume en évoluant et du cacao – ce qui donne un effet orangette! En finale, la vanille se fait sentir sur un fond légèrement boisé et de fruits secs (noix) pour une superbe longueur.

 

Chantal Comte,  Tour de l’Or – Bielle  – 56,6%

Bielle Tour de l'or Chantal ComteSecond tour pour Bielle avec un sélection Chantal Comte brut de fût à 56,6%. Le nez est très frais, herbacé où la menthe poivrée ressort vraiment bien. Un boisé est également présent pour un très bon équilibre. Il est gourmand en bouche, on y retrouve un peu de fruits compotés (mangue), quelques épices (de la muscade) et du boisé de sental en fin de bouche. La finale très longue et douce reprend ces notes avec une pointe saline.

 

 

J. Bally 1998 Brut de fût – 59,1%

Bally 1998 brut de futEncore une bouteille de Madinina, encore une bouteille ouverte pour l’occasion. Le nez est pâtissier : vanille, amande amère, beurre fondu et soupçon de piment sont au rendez-vous. Si le nez nous séduit, la bouche nous étonne : le boisé est très (trop ?) présent. Le chêne se fait sentir tout au long de la bouche, emportant la palette aromatique avec lui et surplombe les épices (cannelle et piment). On retrouve un peu de caramel en fin de bouche. Probablement un rhum qui mérite une ouverture bien plus longue que ce à quoi il a eu droit. Ce sera une raison de plus d’y revenir !

 

Berry Bros & Rudo – Caroni 19 ans – 55%

Berry Bros Caroni 19ansPassons au seul rhum de mélasse de la soirée proposé pour les amateurs de bitume (non pas de sport moteur sur ce blog, juste les arômes qui vont avec). Nous avons droit à un Caroni de chez Berry Bros vieilli 19 ans en climat continental et réduit à 55%. Au nez c’est gourmand ! Certes, le goudron est présent mais se marie bien avec le côté fruité (pomme) et réglissé. La bouche est ronde, fumée, toujours la réglisse et de l’iode. La finale est longue et fine avec l’apparition de fruits secs. C’est un produit très bien équilibré qui est plus dans la subtilité des arôme que dans l’extravagance que peuvent donner les rhum de cette distillerie.

 

 

Une belle soirée d’échanges et de partage qui s’achève. On se retrouve peu, mais à chaque fois le plaisir y est! Rendez-vous en 2018 pour la suite!

 

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Événements, Dégustations de Mister K

Spa, reine du rhum le temps d’un weekend

salon

Cette quatrième édition du salon belge des découvertes rhumesques s’est tenue ces 7 et 8 octobre. Pour cette année, deux maisons se sont associées aux organisateurs pour présenter deux produits dédiés au salon : Neisson et New Grove.

Cet article ne fait qu’effleurer les produits présentés et ne se veut ni une liste exhaustive de ce qui était présent ni même de ce que j’ai pu goûter (n’ayant pas noté à chaque fois).
D’ailleurs, ma dégustation Collector fera l’objet d’un autre billet qui va suivre.

En ce qui concerne le stand Rarities qui a brillé par son absence, il a fait des déçus au rang desquels se trouvait Vincent Thill, l’organisateur du salon, qui a appris le jeudi que la personne ne pourrait être présente à Spa suite à des soucis familiaux. Une perte pour le salon qui n’a en rien diminué la qualité de celui-ci.

 

Avant d’attaquer la première cuvée « Salon », un petit Neisson 52.5 histoire de préparer le palais. Cette canne bleue a une superbe longueur et me voilà dans les starting-blocks pour l’une des cuvée du salon.

neisson

La distillerie martiniquaise nous propose un rhum vieux single cask et brut de fût de presque 5 ans qui tape juste en dessous des 50 watts avec 49,2%,  présenté dans une belle carafe prestige (comme celle des cuvées du début des années ’90). Et Neisson ne fait pas défaut à sa réputation : il s’agit d’une belle claque pour un 4 ans (et 10 mois) d’âge. Le boisé est évidemment présent avec des notes vanillées au nez. Une belle bouche intense où le bois (note d’épicéa)  est présent sans s’imposer. On sent quelques notes épicées et d’orange confite en fin de bouche. Assez rond et d’une belle longueur, la finale n’est pas sèche malgré son jeune âge. Une très belle réussite.

newgrove

En ce qui concerne New Grove, on est sur un rhum de 2007 brut de fût & single cask également titrant à 52,7%. Son nez assez simple où le boisé du fût se fait sentir. La bouche est sur le piment doux et la réglisse avec un peu d’amertume. Je dois avouer que je n’en garde pas un souvenir impérissable.

Au-delà de ces deux cuvées, on retrouvait dans cette salle grandiose qu’est le théâtre du Casino de Spa pas moins d’une soixantaine de stands, avec l’apparition très remarquée de Savanna par laquelle je vais commencer un petit débrifieng des dégustations du weekend.

savanna

Le Lontan 57 (stabilisé à … 57% of course), pâtissier et fruits exotiques au nez avant de se porter sur les olives noires et une fin de bouche légèrement sur le beurre.

Le HERR blanc 57 (envoyant 57 watt aussi) est quant à lui sur la fraise Tagada avec une pointe de menthol, presque de la gomme. En bouche, c’est toujours le côté bonbon qui ressort, un peu sur le chewing-gum. En deuxième bouche vient de la mirabelle. La finale est sèche et herbacée (fougère et thym).

Le blanc Intense (40%) a un nez sur le fruit exotique (ananas) et une bouche assez douce, presque sur le miel. On finit sur l’orange.

Le Métis (rhum traditionnel maturé stabilisé à 40%) a un nez qui me fait penser à l’ananas confit, une bouche assez douce aussi (avec quelques notes de vanille). Une belle révélation pour moi, surtout qu’il se prête à merveille en cocktail avec du sirop de Galabé : une tuerie!

Le 7 ans (43%) a un nez boisé avec une pointe d’épice (muscade). La bouche fait ressortir un peu de poivre et de vanille avec un crescendo dans les arômes, la fin de bouche ayant davantage de punch.

Le 8 ans Intense fini en fût de Xéres (46%) a un nez fruité et une bouche qui fait ressortir le bois (chêne) et du miel, c’est assez onctueux. Le finish ressort assez bien.

Le 10 ans Intense, finition HERR (50,8%), qui fait évidemment ressortir les arômes du High Ester de Savanna : citronelle, agrumes et bonbon. Beaucoup plus facile à dompter que le HERR, c’est un petit coup de coeur pour moi.

 

Un petit tour chez Longueteau où François présente la gamme traditionnelle qu’on ne présente plus : du VS au XO en passant par le VSOP et Grande Réserve, les vieux étaient accompagnés d’autant de blancs : les trois parcellaires (n°1, n°4 et n°9) sans oublier le Genesis et le fer de lance de la maison : le 62. Mais derrière toutes ces pépites se cache le nouvel ESB qui répond au doux nom de Prélude. Élevé dans des fûts neufs, il est proposé en avant-première avant une sortie officielle en 2018 (qui a dit Rhumfest? ^^). Le boisé est présent (chêne vif), des notes fumées au nez. L’alcool n’a pas encore été assagi, même si le chocolat pâtissier (chocolat amer) est assez présent. Une longueur assez surprenante pour un ESB. Un produit qui n’est pas encore le définitif, mais on sent la direction qu’il prend. Rendez-vous donc en 2018 pour le redéguster et aussi découvrir les quelques surprises que la maison guadeloupéenne nous prépare.

ferroni

Un petit tour du côté du stand Ferroni, situé juste à l’entrée de l’espace Collector.

Le Pur Jus, 56%, porté légèrement sur la sucrosité du miel possède des notes végétales. La bouche est très clairement sur la canne avec une pointe de poivre.

Le brut de fût Cuba (58,5%) est assez discret au nez et porté sur le caramel en bouche. Il reste cependant assez calme pour un rhum qui avoisine les 60%

Le brut de fût Trinidad (57,5%) possède en revanche une attaque vive. La bouche est intense et fait ressortir la réglisse et des notes herbacées.

Le dernier brut de fût est le Jamaïcain (63,4%) qui possède aussi une bouche très intense, avec du boisé et du piment et une belle longueur.

Au delà des rhums dégustés, je retiendrai aussi l’intarissable Guillaume Ferroni qui explique chacun de ses rhums avec force de détails sur leur maturation, les impacts des différents chais de vieillissement. Cela vaut vraiment la peine dans un salon de passer par chez lui et de l’écouter en dégustant ses breuvages.

 

toucan

Du côté de chez Toucan, on est toujours très bien accueilli aussi. Cat Arnold est toujours aussi enthousiaste pour son rhum de Guyane qu’on ne peut que se laisser emporter par son énergie. Le Blanc est bien connu, la canne fraiche est très présente. C’est un rhum gras en bouche qui doit cartonner en ti-punch!

Le n°4 de chez Toucan est vraiment bien réussi, avec des notes de sous-bois, une bouche douce et ronde. C’est un rhum plus complexe qu’il n’y paraît, avec une deuxième bouche plus relevée et surtout une belle longueur. Une réussite qui vient de recevoir une médaille d’or à Berlin, Bravo Cat !

 

clyde

Je finis ce petit aperçu par Dr Clyde, une distillerie belge, proposant un rhum distillé en Belgique à partir de panela (pain de vesou cuit, issu du commerce équitable).

Le Blanc (50%) est assez sirupeux au nez et très porté sur la mélasse. La bouche est assez molle avec de la rondeur mais une longueur un peu trop courte.

Le Vieux réduit (45%) (et pas l’ancien placard hein) possède une bouche un peu herbacée, avec du boisé, beaucoup de caramel et de la réglisse. La longueur est moyenne.

Le Vieux brut de fût (60%) possède une attaque vive de part ses watts. Les notes de caramels sont toujours présentes mais ne s’imposent plus. Le miel est là aussi, porté sur l’acacia. La longueur est assez intéressante, probablement grâce au punch de son degré.

Je partais sans grand enthousiasme découvrir cette gamme et je reviens mitigé : je suis surpris, m’attendant surtout à de la glycérine à outrance et à un produit sans aucune expression et je constate que c’est un produit qui peut évoluer. Affaire à suivre.

 

En tout cas, le salon est clairement une réussite. La cinquième édition se tiendra (si je ne me plante pas ^^) le 13 & 14 octobre 2018 et c’est déjà inscrit dans mon agenda! Un grand merci à toute l’équipe, que ce soit les bénévoles qui nous accueillent, qui nous guident, qui tiennent la boutique éphémère et ces mains invisibles qui préparent la salle et qui la nettoient une fois la folie rhumesque passée à l’organisateur Vincent Thill, ainsi qu’à tous les exposants pour ces deux jours au terme (sans H) desquels on repart avec plein de saveurs cannesques dans les papilles.

 

 

 

 

 

Événements

Rhumfest : réaction « brut de colonne » du dimanche

Deuxième jour au rhumfest et aujourd’hui, nous étions là tôt. Mais pas les premiers, car un compatriote nous avait devancé : Baba Raki. Ca fait toujours plaisir de mettre un visage sur un pseudo et on a pu discuter à trois pendant près d’une heure avant de rentrer.

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Avec le recul d’hier, nous sommes repassés par quelques stands déjà visités. Premier moment fort et première dégustation, l’Essentiel de Saint-James avec un produit très bien fini : fruits secs (noisettes), de la torréfaction et assez doux sur l’alcool au nez. La bouche prolonge bien le nez avec une belle longueur, de la gourmandise.

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Un petit crochet de ratrappage chez La Favorite pour un aperçu de ce que le 2009 peut donner en blend sans repos (Frank a pris trois fûts au hasard la veille de son départ pour le rhumfest). Et le résultat est détonant, il tranche avec ce que les 2008 proposent et c’est une véritable découverte très plaisante. C’est donc un produit qu’il faudra suivre lors de sa sortie!

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De belles découvertes pour moi chez Chamarel, une marque qu’il faudra suivre car malgré sa jeunesse, la gamme possède déjà quelques références qui me parlent.

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Neisson quant à elle est une distillerie dont la réputation la précède et je ne vais pas m’étendre sur les produits dégustés, au détail près que le 12 ans est à la hauteur de sa réputation et que le Profil 105 propose une découverte qui selon mon palais m’emmène sur des fruits.

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On a aussi pu profiter d’une séance de mixologie en présence de Stephen Martin qui nous a préparé son Ginger James. C’est de l’amour (ce sont ses propres mots). C’est vraiment un show au delà de la « simple préparation d’un cocktail ». Il parle du « savoir-boire français » avec une passion communicative. Un moment de bonheur.

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Au niveau des surprises, je vais rapidement citer le Don Papa Rare Cask qui tranche avec ses prédécesseurs, son goût est moins chimique. L’onctuosité n’est plus aussi perceptible, il a moins l’air d’être du « Tricatel ». La gamme de vieux chez Isautier est séduisante, avec un vrai trésor qui pourrait venir se déposer dans la hotte du Père Noël, il faudra surveiller cela.

Une belle découverte en masterclass avec monsieur Ferroni qui est vraiment un expérimentateur passionné dans les finishes. Intarissable, c’est dommage que le temps imparti est passé si vite, car je pense qu’il peut faire le buzz!

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Il y avait un peu moins de monde sur ce deuxième jour, en tout cas c’est ce que l’on a ressenti. Mais le succès de cette quatrième édition pour la partie « publique » était bien au rendez-vous, ce qui se comprend aisément vu la diversité imposante en terme de produits proposés. C’est vraiment un rendez-vous à ne pas manquer pour nous, amateurs de rhum, car au delà de la dégustation, on peut échanger avec les maîtres de chais, les propriétaires, les responsables de production qui permettent d’avoir un échange constructif sur ce qu’ils ont voulu faire découvrir via leurs produits.

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Événements

Rhumfest : réaction « brut de colonne » du samedi

Samedi 22 avril, début de la quatrième du Rhumfest de Paris. Intitulée « La route des arômes », cette véritable route des rhums nous permet de voyager aux quatre coins de la planète rhumesque.

Ce petit billet est une réaction à chaud sur ce que l’on a pu découvrir ce samedi. Ce sera bref, et peut-être un peu brouillon…

Tout d’abord, cette édition est clairement un succès au niveau de la fréquentation. Chaque pavillon accueillait un nombre impressionnant d’amateurs et il fallait être patient et parfois jouer des coudes pour atteindre le comptoir. Mais à chaque fois, on est accueilli avec le sourire pour partager un peu de cette passion.

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Lors de cette première journée, quelques produits nous ont marqué :
– chez Trois Rivières, l’Ambré Malt Finish & la cuvée Oman;
– chez Saint-James, l’Essentiel;
– chez HSE, le Ragtime, l’Imaginaire & le Marquis de Terme (oui, pour moi c’était nouveau ^^);
– chez JM, le 2004;
– chez Depaz, le Porto Finish & le 2003;
– la gamme de La Favorite;
– le nouveau Boco de chez Toucan;
– les A1710 avec leur quatre produits;
– les Damoiseaux 2009 (réduit et brut de fut)
– chez Bielle, le 2005;
– toute la gamme Savanna qui était présente (dont le Lontan blanc & le HERR);
– le Forsyths 2006  de chez Habitation Vélier;
– les Longueteau Genesis et parcellaire n°4;
– la Grande Réserve de Bologne.

Une nouveauté intéressante est l’atelier olfactif que l’on retrouve à côté de chez Longueteau. Équipés de lunettes qui nous aveuglent, on cherche à découvrir des arômes en les identifiant par leur odeur. L’expérience est déconcertante, les odeurs éveillant des souvenirs mais parfois, on a du mal à mettre des mots sur ce que l’on sent!

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Nous avons entrecoupé notre après-midi par une Masterclass sur l’art de la dégustation, présentée par Alexandre Vingtier et Cyrille Mald. On n’avait qu’une envie, les laisser parler tant on découvrait des techniques et tant ils maîtrisent leur sujet! (À revoir ICI)

 

 

Événements

Rhum Fest Paris 2017 : la route des arômes

Rhum Fest Paris_Route Aromes

Les 22, 23 et 24 avril auront lieu la grande messe rhumesque de Paris. Ce n’est « que » la quatrième édition, mais c’est un véritable événement attendu par la planète Rhum francophone et même européenne.

Diverses Masterclasses, un cours de dégustation et un bar à cocktail s’ajoutent à pas moins de 140 marques, distilleries et embouteilleurs venus faire découvrir leurs produits.

Nous serons sur place pour vous donner un aperçu de ce salon qui s’annonce déjà comme une réussite!

Événements

Belgian Rhum Festival : samedi…zait bien d’y aller

 

Comment parler de ce salon sans commencer par mentionner le faible taux de fréquentation. Ce n’était pas désert, mais on ne se bousculait clairement pas. Un manque de communication et un retard de publicité a malheureusement contribué à une trop faible visibilité de ce salon montois. En effet, le site web n’était pas disponible un mois avant l’événement et certains cavistes de la région n’étaient pas au courant de la tenue de celui-ci. Le dimanche fût, fort heureusement, plus mouvementé à l’exception des deux heures réservés aux pros.

Peu de gens sont donc venus, ce qui n’était pas plus mal pour les quelques visiteurs qui avaient fait le déplacement. Aucun souci pour prendre le temps de découvrir et de discuter avec les différents exposants qui étaient dès lors plus que disponibles, encore plus heureux que d’habitude de pouvoir présenter leurs produits.

 

Le seul autre salon que j’ai fait en Belgique étant celui de Spa (qui en était à sa troisième édition en 2016), ma base de référence est tronquée. On ne peut évidemment pas comparer leur organisation car Spa profite d’une expérience non négligeable (grâce au Whisky Live qu’ils organisent depuis de nombreuses années) alors que Mons partait d’une page blanche. Quelques erreurs de débutants, avec par exemple le retard considérables des Master Class combiné à une absence d’affichage du lieu de celle-ci. Une autre absence remarquée, les « crachoirs » se sont fait attendre pendant plus d’une heure, ce qui obligeait l’amateur de rhum à finir son verre…

Le cadre était original avec deux salles d’expositions du « Silo » : au sous-sol avec la salle des Tremies, où l’on pouvait déambuler parmi les exposants de La Maison du Rhum. Le cadre est assez saisissant avec ces « stalactites » de béton entre lesquelles les stands étaient disposés à intervalles réguliers.

Après cette visite des lieux, je me suis énormément attardé chez Montebello, avec le représentant de cette distillerie guadeloupéenne. J’ai pu y déguster deux blancs monovariétaux dont l’un est à « fermentation longue ». Une note de dégustation sommaire sera prochainement postée. Très disponible, Francis Lefaux répond aux questions, parle de ses produits avec passion et donne l’envie d’en savoir davantage sur cette petite distillerie. Le stand Dzama était assez bien fourni, mais pas de nouveauté pour le moment. Le détour chez Toucan inévitable et fut d’ailleurs ma première dégustation de cette après-midi, leur blanc étant vraiment très agréable et puis, Cat est toujours aussi joviale et intarissable sur ses excellents produits.

Nation était bien représenté aussi avec l’ensemble de la gamme standard, le nouveau Réunion (Savanna) agricole 7 ans était de la partie. Par contre, la rare collection avait fait l’impasse (Hampden ou Savanna). Chamarel était aussi bien fourni avec une sérieuse gamme de liqueur et leur 3 vieux (VS, VSOP et XO).

Une autre nouveauté est un embouteillage belge : Carabela Club. Un Ron de République Dominicaine importé par deux jeunes de la région de Mons. Leur gamme présente 9 références ma préférence va au Gran Anejo (12ans) et au Reserva Familiar (millésime 1999).

Les autres proposaient essentiellement des rons (Diplomatico, Arcane, Abuelo, …) qui ne m’intéressaient pas énormément (je préférais préserver mon palais des arômes de mélasse, ayant une Master Class Longueteau de prévue).

À l’étage, le rhum agricole était représenté en force : Trois Rivières, Clément, J.M. et Longueteau proposaient un bel éventail de leur gamme. Le reste de l’agricole consistait en une paire de références pour La Mauny et Karukera. La bouteille carrée (Saint James) était absente, du coup le dernier XO l’Essentiel sera pour le Rhum Fest Paris. Le stand HSE ne proposait que trois références et les deux principales nouveautés (Finition du monde Marquis de Terme et ESB Federica Matta) ne furent pas de la partie.

La Compagnie des Indes était aussi bien en place avec un beau stand que je n’ai malheureusement pas pu prendre le temps de visiter. Le stand Vélier, tenu par la toujours très souriante représentante, proposait les désormais classiques clairins et 2 Habitation Vélier.

Ce que je retiendrai de ma visite à l’étage est le stand Longueteau, où François Longueteau était éloquent avant même que la Master Class ne commence. On pouvait y découvrir une réelle petite pépite : la cuvée parcellaire n°4. C’est la première parcellaire 100% canne bleue à sortir sous l’étiquette Longueteau. J’y reviendrai dans le billet sur la Master Class. Un petit peu déçu du fait que la maison représentant Trois Rivières ait décidé de placer en dégustation payante toutes leurs références  (même la cuvée de l’Océan)  – comme beaucoup d’autres maisons – mais cela est un autre débat.

La salle à l’étage, bien plus aérée, est davantage adaptée à la tenue de cet événement alors que les Trémies, en dehors d’une architecture incroyable et très peu particulière, aurait été davantage problématique si ce Belgian Rhum Festival avait attiré plus de monde. J’espère que les organisateurs sauront tirer profit de cette première expérience. Ce n’est pas un sans faute, mais ce n’est pas un coup dans l’eau non plus, loin s’en faut. Je salue leur courage et leur investissement, grâce à eux j’ai pu découvrir de nouveaux horizons dans un cadre atypique et je leur souhaite un maximum de succès l’année prochaine. Je serai au rendez-vous !

Événements

Belgian Rhum FESTIVAL 2017 : c’est ce weekend!

C’est ce weekend qu’aura lieu le premier Belgian Rhum Festival dans le cadre du PASS de Frameries. Ce 25 et 26 mars, cinquante-six marques se sont données près de Mons, sur le site de l’ancien charbonnage réhabilité en parc de découvertes scientifiques. En en parlant de découvertes, c’en sera une car c’est une première édition et il y a peu d’informations, hormis les exposants et le principe de dégustations gratuites pour la majorité des rhums. On apprend de leur site que différentes Masterclass sont proposées, avec des marques dont le nom n’est pas inconnus des amateurs de ce spiritueux : Diplomatico, Millonario, Longueteau, New Groove et La Compagnie des Indes pour ne citer qu’eux seront de la partie.

Nous publierons évidemment un billet ce que l’on a pu découvrir lors de cette première édition, avec photos et notes de dégustations!

 

Plus d’infos : http://belgianrhumfestival.be/