Dégustations Chez Antoine

Dégustation Privée « Le Goût du Bonheur N°4 »

Cela faisait déjà pas mal de temps que nous nous étions donné rendez-vous, presque cinq mois! Lors de cette dernière rencontre, on avait décidé de limiter le nombre de bouteilles. Du coup, évidemment, pour cette nouvelle soirée, chacun a ramené une quille. Résultat : 11 références différentes prêtes à ravir nos palais!

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Comme cela devient une habitude, certaines dégustations ‘découvertes entre potes’ débutent la sélection non-officielle de cette soirée… un peu comme au festival de Cannes ! (Yes, j’ai réussi à la placer, celle-là !)

Alors dans le désordre : un cognac VT 56, deux Metaxa et un Depaz vieillissement maison 🙂

 

Antoine nous propose d’ouvrir nos papilles avec un Clairin Le Rocher (46,5%) dont le nez, minéral et fumé annonce une bouche portée sur l’alcool, fortement présent, enrobée d’une épaisse fumée. On est prêt pour passer en revue chacune de ces demoiselles, certaines ouvertes pour l’occasion.

Hardy XOHardy Tartane XO – 43%

Il est assez difficile d’annoncer proprement ce rhum : distillé sur le site de Saint-James, on ne connait ni l’âge, ni les fûts, ni s’il est représentatif des XO que monsieur Hardy produit.

Les jambes s’éveillent lentement, prenant leur temps pour apparaître et descendre grassement sur les parois du verre. Le nez est très doux, sur le sucre fondu, les fruits à coques et les fruits rouges dominés par la cerise qui contraste avec les quelques notes de sous-bois relevé dans les dernières strates.
La bouche quant à elle nous propose un boisé très puissant limite amer, le chêne est porté par du piment rouge. Après avoir laissé passé cette explosion, les noyaux cerises font leur apparition. C’est une belle découverte, qui mérite une belle aération.

Karukera millésime 1999 – 45%

Les jambes se forment lentement et se font assez discrètes. Elle annoncent un nez assez doux sur la fleur et les fruits blancs: c’est parfumé. La bouche quant à elle tranche vivement : de la poudre à canon sur un fond de boisé qui laisse penser plutôt à un résineux qu’au chêne habituel. La longueur en bouche est cependant assez réduite, ce qui nous laisse sur notre faim.

 

Papalin – 42%

Le nez est assez herbacé et annonce une bouche plutôt douce, sur le caramel et le chocolat, ponctué d’une pointe d’acidité. Les fruits sont de la partie et apportent leur exotisme aux arômes.

Un premier blend de Gargano très intéressant et qui permet de contenir les arômes extravagant du Caroni et de découvrir plusieurs facettes du rhum de mélasse. Une belle entrée en matière pour ceux qui veulent commencer avec ces produits atypiques. Avec un prix de sortie de moins de 50€ le rapport q/p était vraiment très intéressant, maintenant c’est une autre histoire…

Bielle millésime 2003 – 52,9% (brut de fût)

Démarrons le duel Bielle avec un des premiers qui a fait s’intéresser pas mal d’entre nous à cette distillerie : un millésime 2003 brut de fût pour lequel une bonne série de batchs ont été dépotés avec, à chaque fois, un degré légèrement inférieur (vieillissement oblige).

Au nez, on respire la fleur d’oranger portée par le boisé du chêne. La bouche est fruitée, les agrumes titillent le palais pendant qu’un discret boisé se fait sentir. Des notes végétales finissent par apparaître et la fin de bouche devient ensuite gourmande, sur le pâtissier.

 

Bielle 2009, cuvée de la Confrérie du Rhum – 52,3% (brut de fût n°101)

Le concurrent d’en face n’est autre que le dernier brut de fût de la maison, sélectionné par la confrérie du rhum. Ici ce sont en plus 4 single casks qui sont sortis et notre dégustation s’est portée sur le fût 101.

Un nez qui sent bon l’orange et le melon. Après une longue aération c’est le beurre qui fait son apparition. La bouche surprend par son côté très pimenté (presque alcooleux), un boisé assez sec et quelques notes de poudre à canon (haaa le fameux libé 2012 FP ^^). Après de longues secondes, on peut enfin apprécier le breuvage qui se fait plus rond avec une fin de bouche sur le beurre fondu.

L’Esprit – Travallers – 66,1%

Cette distillerie de Belize qui ne cesse de produire de beaux produits chez les IB (bon ok pas tous mais quand même) a cette fois été sélectionnée par L’Esprit pour une version anniversaire à l’occasion des 10ans de l’embouteilleur.

Malgré le wattage impressionnant, le nez est doux, sur le pain d’épices, les fruits et un léger coté floral. La bouche est assez boisée, ce sont les épices qui prédominent avec de la réglisse en premier plan avant les fruits cuits. La finale est assez bien longue et persistante avec l’apparition de fruits sec (noix).

 

Damoiseau 1995 FP – 66,9%

Vous l’avez compris les watts étaient bien présent lors de cette soirée (merci au taxi pour le retour d’ailleurs !). Nous changeons d’île avec la Guadeloupe et les fameux FP de chez Damoiseau. Un blend Agricole-Mélasse (80-20 si je ne dis pas de bêtises), distillé à 80% ABV et dépoté 15 ans plus tard à 66,9%… un vrai Full Proof quoi ^^

La robe est très grasse et acajou avec une belle brillance. Le nez est fruité (raisin), le boisé avec une petite amertume. Un léger solvant s’en dégage également suivi de notes de torréfaction et de caramel brûlé. La bouche est astringente, sur les fruits à coques. Une touche végétale et du cacao équilibrent l’ensemble. La finale est très longue sur le cacao, les fruits à coque et une pointe de menthol.

SMWS R11.2 Worthy Park – 57,5%

Cet embouteilleur indépendant bien connu dans le monde du whisky nous propose depuis un certains temps des « rum ». Comme pour les whisky, les numéro (11 dans ce cas), représentent la distillerie alors que le second (2) représente le numéro de l’embouteillage.

Nous sommes donc en face d’un rhum jamaïcain de 2000 et 7 ans d’âge. Tout cela étant bien clairement spécifié sur l’étiquette (c’est beau la transparence 🙂 ).

Le nez est assez doux et fruité (abricot), on retrouve du pain grillé, des fleurs blanches, une légère note d’olive et un côté plasticine « Play -Doh ». Pas d’amertume, de boisé ou d’esters exubérants mais un nez bien structuré qui laisse une belle promesse quant à la dégustation.

En bouche, l’alcool est présent un court instant afin de faire place à un fruité chaud et gourmand. Le pain grillé est toujours présent et les fruits (ananas et abricot) prennent la plus grande place.

La finale est douce, longue et fine avec un pointe de salinité.

SMWS

SMWS R7.1 Hampden – 54%

Toujours même embouteilleur, autre distillerie : Hampden. Ici nous sommes en présence d’un rhum de 2000 ayant subit un vieillissement de 16 ans et titrant à 54%.

Le nez est plus typique jamaïcain avec des notes d’esters, de solvant, d’ananas. Le tout est assez discret. La bouche est intense, assez ronde quand même, sur l’olive noire et l’ananas (comme le laissait supposer le nez). Les esters sont présents mais bien intégrés. Le tout est bien équilibré.

La finale est ronde et embaume l’ensemble du palais, des notes fumées apparaissent.

Hampden <H> 70ans Velier – 62%

Nous terminons notre soirée dégustation par un des meilleurs produits de la gamme 70ans Velier, cette gamme qui a fait couler beaucoup d’encre (tant par le nombre, la qualité et la rareté des bouteilles).

Nous sommes donc toujours chez Hampden avec un « rum » de 10ans du mark <H> (entre 900 et 1000 gr/HL en TNA) ce qui en fait un des rhum les plus aromatiques du moment (en tout cas sur le papier). Comme souvent chez Velier, ce produit est proposé sans réduction à 62% pour un millésime 2010 7 ans d’âge.

Au nez, les ester s’expriment pleinement, l’olive est bien entendu présente tout comme les fruits très (trop) mûrs. C’est concentré ! Un boisé légèrement astringent se libère. J’ai du mal à ne pas faire la comparaison avec un Grand Arôme de chez Savanna (le 9 ou 12 ans brut de fut).

En bouche c’est impressionnant: le fruité, l’olive, de la biscotte, le tout dans un nuage d’esters. On ressent bien l’influence du dunder. C’est bien fait, très aromatique : Woaw !

La finale est très longue et vous laisse ces notes de fruits et une partie des esters en bouche jusqu’au lendemain matin 🙂

Si vous avez aimé l’Habitation Velier HLCF ou les Grand Arôme Savanna en brut de fût, vous devriez adorer celui-ci!

Conclusion

Encore une belle soirée avec beaucoup d’échanges et de bons moments de rigolades comme on en a à chaque fois. On avait hésité à limiter le nombre de bouteilles mais finalement pour reprendre la citations du plus chevelu de nos membres : « Trop de bouteilles c’est le top ! »

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A bientôt pour une prochaine séance 😉

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Les Amis des Amis du Rhum

Les amis des amis du Rhum – La Jamaïque!

C’est dans une ambiance décontractée sur fond de reggae mais sans les dreadlocks que nous nous retrouvons pour une nouvelle soirée dégustation des amis des amis du rhum autour d’un thème des plus alléchants : découverte des rums de la Jamaïque !

L’apéro donne directement le ton : le planteur habituel est remplacé pour l’occasion par un cocktail jamaïcain à base de Wray & Nephew overproof (63% d’ABV, ça annonce le niveau de la soirée) et de Ginger Beer fait maison -la recette est au bas de l’article pour les cuistots en herbe- avec quelques gouttes d’Angostura Bitter et/ou de sirop de gingembre.

Après cette mise en bouche, place au line up. Pour cette soirée jamaïcaine, notre hôte nous a fait voyager autour de cinq distilleries de l’île (qui en compte actuellement six) tout cela dans un ordre bien étudié pour correctement bombarder nos papilles d’esters.

 

Habitation Velier Forsyths WP 502

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Commençons avec l’Habitation Velier Forsyths WP 502 de la distillerie Worthy Park. Ce pure single rum signé Luca Gargano titre à 57% avec 502g d’ester. Le nez est très basé sur le solvant, les fruits frais (ananas), l’olive verte et le pain grillé. La bouche est lourde avec des fruits rouges mûrs et le foin qui se démarquent. La finale revient sur l’olive avec un côté salin. En ti-punch, le côté fruité de l’ananas ressort d’autant plus avec une gourmandise assez marquée.

 

Appleton 21 ans

Appleton 21

Après s’être sustentés, nous continuons notre tour de l’île avec la distillerie la plus connue: Appleton Estate.

Ce rum est un assemblage de distillats âgés entre 21 et 30 ans et titrant à 43%. Il est vraiment très ron(d), sur la vanille et légèrement sur les fruits à coque. La bouche est assez courte et sèche, toujours sur la vanille. Le verre vide fait ressortir des arômes de muscade. Il est assez déroutant pour un rum de la Jamaïque et je suis sûr qu’à l’aveugle j’aurais parié sur un ron.

 

Kill Devil Monymusk 2003

Kill Devil Jamaica 12ans

Cette version Monymusk (distillerie de Clarendon) de cette récente marque -embouteilleur écossais- est réduite à 46% et âgée de 12 ans. Le nez est très herbacé, avec de la fleur blanche (presque de l’ortie blanche un soir de pleine lune … , spéciale dédicace à Roger ^^) et tout en finesse ; il n’attaque pas les naseaux avec des esters plein la vue mais est bien frais, sage et bien ficelé ; cela me plait bien. La bouche reste sur le côté floral avec des notes de céréales et une finale longue et légère apportant une note d’amertume, de sucre brûlé.

 

Duncan Taylor Long Pond 2000

Duncan Taylor Jamaica 2000

Distillerie suivante et nouvel embouteilleur indépendant : Duncan Taylor. Le nez est sur le cuir, l’anis, un peu de mangue et de la Cranberry séchée. J’y retrouve également comme un vieillissement en fût de cognac et une note légèrement terreuse. En bouche, ce sont les notes de cuir et de réglisse qui prédominent avant de se terminer sur des arômes assez doux et équilibrés avec une apparition de fruits rouges.

 

Habitation Velier Forsyths 2006 <WPM>

Habitation Velier Forsyths 2006 WPM

Nous revenons chez Velier pour la version vieillie du premier rum. Cette version est âgée de 11 ans et titre à 58% pour un taux d’ester de 209gr/hlap. Le nez s’ouvre sur des notes de vernis, de fruits cuits, la banane (la peau ou flambée, selon votre convenance), des fruits à coque et toujours une petite note iodée. Au palais, le cuir se fait sentir, le bois noble (santal ?) et des fruits très murs. C’est lourd et ample avec une finale assez courte sur de l’olive.

 

 

Excellence Rhum Hampden 2000 LROK

Excellence Rhum Hampden 16ans

Nouvelle distillerie, nouvel embouteilleur (déjà lu ça quelque part ^^)! Ce rum de la distillerie Hampden – qui sortirait les rum les plus aromatiques de l’ile – a bénéficié d’un double vieillissement : tropical (20%) / continental (80%) pour un âge total de 16ans (je vous laisse faire le calcul pour les plus matheux d’entre vous) pour un degré de 54,6%. Le nez nous marque directement par ses notes beurrées, de banane, d’abricot et d’olive noire. Une belle attaque vive et fraîche vient envahir le palais, on y ressent du menthol, du foin, du sucre roux et de la banane caramélisée. La finale est marquée par une légère amertume boisée, une présence discrète d’olives noires et de foin.

 

Habitation Velier Hampden 2010 HLCF

Habitation Velier Hampden HLCF

Nous terminons notre tour d’horizon en revenant chez notre cher embouteilleur italien mais en restant sur la même distillerie que précédemment. Ce 6 ans d’âge vieilli exclusivement à la distillerie et titrant 68% nous envoie des esters : 550g/hlap ! Ce rum est fort concentré et il faut une bonne aération pour y discerner ses différents composants. Au nez, c’est gourmand et rond sur le solvant, les fruits exotiques (banane, ananas), un boisé cireux et du poivre. Il est acidulé, doux et rond. La bouche laisse apparaître de l’olive verte, un coté cuir et un discret fumé.

 

En conclusion

Nous avons, comme à chaque fois, passé une très bonne soirée en agréable compagnie. La sélection du line up était réussie et nous a permis de voyager dans les différents registres, si particuliers, des rums de cette île. Merci aux participants qui ont mis la main à la pâte (c’est le cas de le dire) pour le dessert, les photos, la musique et j’en passe. Je ne vous parle pas des duels qui ont eu lieu afin de récupérer les fonds de bouteilles !

On espère que les différentes distilleries commenceront prochainement à elle-même produire leur rum vieux afin de maitriser tout le processus de production (Appleton et Worthy Park le font déjà).

Vous pouvez maintenant reprendre une activité normale, on se retrouve début décembre pour une nouvelle B(i)elle soirée.

La recette du Ginger Beer : par ici 

Réservation pour la prochaine soirée : par ici

 

Dégustations Chez Antoine

Dégustation Privée « Le Goût du Bonheur » N°2

Quelques semaines après notre première soirée dégustation, nous re-voilà pour une nouvelle séance. Nous sommes cette fois encore plus nombreux, et je pense que nous avons atteint le maximum possible de participants pour une session.

Comme toujours, notre hôte nous reçoit chaleureusement et, à peine les 2-3 premières personnes présentes, l’ambiance est à la bonne humeur et au partage. Les dernières expériences, dégustations, informations et petites fioles fusent de tous les côtés ; le tout embaumé d’agréables effluves de rhum.

Une fois tous les participants présents, l’heure est à l’organisation de l’énorme (aussi bien en nombre de bouteilles qu’à la qualité de celles-ci) line up.  Nous n’avions en effet pas moins de 13 références à déguster lors de cette soirée. D’un certain point de vue, nous avons fait honneur aux 70 ans Velier, au vu du nombre de ses références présentes.

Afin de rester cohérents, nous avons regroupé les références du jour en 4 groupes : Les Neisson millésimés (3 références), les RhumRhum Libération (2 références), Les Foursquare et Barbade (4 références), et les hors catégories (3 références).

Les Neisson

Commençons cette soirée avec de l’agricole, et pas n’importe lequel, celui de la plus petite distillerie martiniquaise : Neisson. Pour ce groupe, nous avons eu droit aux millésimes 2004 (LMDW), 2005 étiquette rayée et 2005 étiquette blanche.

Les trois versions ont une robe assez similaire sur le doré et cuivré. Au nez, le 2004 est fruité (coco), avec des notes de cacao, un léger boisé avec une petite amertume (gentiane). La bouche est vive, sur la canne, poudrée (chêne neuf), une note de réglisse et de fruits jaunes (pomme, poire). La finale est longue avec une note boisée, réglissée et une pointe de muscade.

Le 2005 Rayé a un nez plus timide sur les mêmes tonalités, avec un fruité plus sur la pomme. La bouche est plus fine, on retrouve le cacao et la réglisse mais également des agrumes ainsi qu’un soupçon de piment. La finale est quant à elle plus mentholée.

Passons au 2005 étiquette blanche ; au nez nous retrouvons presque l’identique que la version rayée avec, en plus, des fruits secs et une présence d’agrumes accentuée. La bouche et la finale sont plus sur le boisé et les agrumes, plus vives moins fines et complexes que la version rayée.

Les Libération

Restons toujours sur du vesou mais cette fois-ci de Marie Galante et les fameux RhumRhum Libération. Fruits du travail conjoint de Mr Gargano et Maître Capovilla dans le domaine de Bielle. Pour ce groupe, nous avons le Libération 2010 et le Libération 2012 Full Proof à déguster.

Teneur en alcool oblige, nous avons démarré par la version 2010. Un nez assez terreux avec de la résine, du cacao, de la craie et du fruité assez original pour un rhum de vesou. La bouche est fruitée, très ronde, avec une finale douce, fruitée et fraîche.

Sa grande sœur, la version 2012, est totalement différente (notez que nous avons dégusté la version intégrale à 59,8%). Au nez c’est la poudre à canon et la réglisse qui dominent ; viennent ensuite les agrumes et le gingembre. La bouche est évidemment moins ronde que le 2010 mais toujours aussi présente sur les fruits (agrumes et sherry). Le souffre et la réglisse du nez viennent compléter l’ensemble. La finale est extrêmement longue et fruitée.

Les Foursquare et Barbade

Comme c’est le sujet du moment sur la plupart des forums, nous ne pouvions passer à côté d’une série de dégustation Foursquare. Avec pour ce groupe : Rabbie’s Rhum, Foursquare 2006 Velier, Foursquare Triptych Velier et Foursquare 10ans Blackadder.

Le Rabbie’s Rhum est un single barrel de la Barbade (West Indies) de 16 ans d’âge titrant à 57,6%.  Le nez est assez déroutant ; on retrouve principalement des céréales et un léger tourbé. Sans voir la bouteille nous étions plusieurs ne pas penser à un rhum mais à un whisky. A côté de ces arômes viennent un fruité et une petite minéralité. La bouche suit le nez avec toujours les céréales, un coté fumé et fruits très murs (banane) à la manière de certains jamaïcains.

Viennent ensuite les 2 Foursquare Velier. Comme précédemment, nous commençons par le Triptych au vu de la différence du degré d’alcool. La bouche est très ronde, le fût de madère y est clairement pour quelque chose. Les fruits rouges et un côté végétal se font sentir. Le tout est bien équilibré. La version 2006 est plus exubérante avec un côté plus pâtissier, un fruité (banane) et plus de peps.

Nous terminons cette série avec le Blackadder Foursquare 11ans 2004 à 62%, un nez assez rond de la mélasse pâtissière, un nez vraiment prometteur. En bouche, on retrouve un rhum très bien fait, assez vif en première bouche, des marqueurs typiques de la Barbade, épicés et complexes. La finale est longue et assez sèche et nous attire à y replonger nos papilles.

Les Hors catégorie

Après ces 9 première dégustations, nous étions déjà bien, mais c’était sans compter la venue de superbes références gracieusement partagées par leur propriétaire. Commençons la série par le Damoiseau 1980 (version damoiseau) à 60.8%.

Ce rhum est vraiment déroutant, produit à base de mélasse et de vesou. Nous retrouvons ces 2 marqueurs directement au nez, la canne fraiche et de la mélasse caramélisée, le tout suivi d’une petite pointe d’amertume. En bouche, l’alcool est bien présent mais se fait rapidement oublier. C’est très fruité (compotée et fruits jaunes), fruits à coques avec une fin de bouche sèche et une petite astringence. La finale reste sur les fruits avec une touche mentholée.

Pour continuer dans la lignée des Velier, le suivant nous vient tout droit de Mr Gargano et du Demerara : Le Enmore 1995. Le nez est étonnamment doux, sur la mélasse, un petit côté hydrocarbure. La bouche est ronde, sur les épices, beurre de cacao, orange amère avec une petite pointe salée et d’acidité. L’alcool est superbement intégré. La finale est évidemment très longue

Le dernier monstre de notre soirée nous vient aussi d’Italie : le Hampden Wild Parrot de Stefano Cremaschi. Le nez est fabuleux, très aromatique sur les marqueurs typiques Hampden. La bouche est superbe avec un fruité exotique (ananas, banane), un peu épicé (cumin, curry) ainsi qu’un léger tourbé.

Voilà qui termine cette superbe soirée, en plus des notes ci-dessus, c’est surtout l’ambiance et l’échange avec des passionnés qui nous a ravis une fois de plus. Promis, on se retrouve après les vacances 😉