Dégustations Chez Antoine

Dégustation Privée «Le goût du Bonheur» N°3

Voilà une nouvelle dégustation chez notre caviste préféré, l’occasion pour nous de partager une belle bouteille que nous avons dans notre collection.

Antoine nous accueille en nous proposant de (re)déguster le New Yarmouth, dernier jamaïcain de la compagnie des Indes. Toujours en « pré-line-up », Thomas nous fait (re)découvrir le Lontan 57 de chez Savanna. Après ces tournées de saveurs, nous voilà prêts pour les six (enfin, sept) références de la soirée.

Line Up Antoine N°3

Saint James Single Cask 1997 – 42,7%

Saint James 1997-2012On commence notre soirée sur le millésime de 1997 de Saint-James dépoté en 2012 (un 15 ans donc), qui sort pour célébrer les 20 ans de l’AOC martiniquais. La bouteille fraîchement arrivée de La Martinique (un tout grand merci d’ailleurs à Marc Sassier) a été ouverte pour cette soirée, arrivant trop tard pour le salon de Spa. Au nez, on retrouve essentiellement du bois et de la réglisse avec la patte St James. Un parfum végétal finit par émerger après une légère aération. L’attaque en bouche est sur le sous-bois légèrement épicé, un peu herbacée, du cacao et un peu torréfaction . On retrouve du cuir en fin de bouche. Nous avons été surpris par la longueur très courte de ce rhum. Est-ce le voyage et le peu d’ouverture que nous lui avons laissé qui l’empêche de s’exprimer ? Nous devrons clairement nous y replonger.

Edit : après un face à face le lendemain entre le Single Cask 1997-2012 et le Single Cask 1998-2009, on retrouve une palette aromatique assez similaire avec plus d’intensité, de longueur et des notes de fruits secs plus marquées pour le 1998.

 

La Favorite, cuvée Privilège 1999 – 43%La favorite Privilège 1999

Le nez est doux, sur le fruit (raisin), du bois blanc avec un peu d’épices (muscade). La bouche débute sur l’alcool avec une attaque sur le poivre blanc. On retrouve ensuite le côté raisin et résineux (une petite similitude avec le vin Retsina me vient en tête). Très surprenant par rapport au souvenir qu’on en gardait du RhumFest Paris ou ce rhum nous semblait plus équilibré, avec un alcool mieux intégré.

 

La Favorite, cuvée Flibuste 1987 – 40%

La favorite Flibuste 1987

On enchaîne dans la même maison en changeant de cuvée. La fameuse Flibuste (que certains divinisent alors que d’autres la qualifient de « jus de pruneaux ») est la troisième sur le line-up, ouverte pour l’occasion elle aussi. Au nez, on ne peut pas passer à côté des pruneaux, avec derrière de la muscade et de la réglisse assez bien présente. La bouche confirme le nez pour les pruneaux tandis que l’on retrouve un peu d’épices, des amandes et de la vanille. La finale est plus fraîche avec un boisé très agréable. Très rond, il est moins liquoreux que dans mes souvenirs.

 

 

Bielle 2004  – 45%

Bielle 2004Passons à l’île au cents moulins avec cette première référence, le Bielle 2004 10 ans d’âge. Au nez, on est clairement sur des fruits exotiques (principalement banane) auxquels viennent s’ajouter de l’orange un peu confite. Les agrumes sont très présents. La bouche continue sur le profil agrume en évoluant et du cacao – ce qui donne un effet orangette! En finale, la vanille se fait sentir sur un fond légèrement boisé et de fruits secs (noix) pour une superbe longueur.

 

Chantal Comte,  Tour de l’Or – Bielle  – 56,6%

Bielle Tour de l'or Chantal ComteSecond tour pour Bielle avec un sélection Chantal Comte brut de fût à 56,6%. Le nez est très frais, herbacé où la menthe poivrée ressort vraiment bien. Un boisé est également présent pour un très bon équilibre. Il est gourmand en bouche, on y retrouve un peu de fruits compotés (mangue), quelques épices (de la muscade) et du boisé de sental en fin de bouche. La finale très longue et douce reprend ces notes avec une pointe saline.

 

 

J. Bally 1998 Brut de fût – 59,1%

Bally 1998 brut de futEncore une bouteille de Madinina, encore une bouteille ouverte pour l’occasion. Le nez est pâtissier : vanille, amande amère, beurre fondu et soupçon de piment sont au rendez-vous. Si le nez nous séduit, la bouche nous étonne : le boisé est très (trop ?) présent. Le chêne se fait sentir tout au long de la bouche, emportant la palette aromatique avec lui et surplombe les épices (cannelle et piment). On retrouve un peu de caramel en fin de bouche. Probablement un rhum qui mérite une ouverture bien plus longue que ce à quoi il a eu droit. Ce sera une raison de plus d’y revenir !

 

Berry Bros & Rudo – Caroni 19 ans – 55%

Berry Bros Caroni 19ansPassons au seul rhum de mélasse de la soirée proposé pour les amateurs de bitume (non pas de sport moteur sur ce blog, juste les arômes qui vont avec). Nous avons droit à un Caroni de chez Berry Bros vieilli 19 ans en climat continental et réduit à 55%. Au nez c’est gourmand ! Certes, le goudron est présent mais se marie bien avec le côté fruité (pomme) et réglissé. La bouche est ronde, fumée, toujours la réglisse et de l’iode. La finale est longue et fine avec l’apparition de fruits secs. C’est un produit très bien équilibré qui est plus dans la subtilité des arôme que dans l’extravagance que peuvent donner les rhum de cette distillerie.

 

 

Une belle soirée d’échanges et de partage qui s’achève. On se retrouve peu, mais à chaque fois le plaisir y est! Rendez-vous en 2018 pour la suite!

 

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Dégustation Privée « Le Goût du Bonheur » N°2

Quelques semaines après notre première soirée dégustation, nous re-voilà pour une nouvelle séance. Nous sommes cette fois encore plus nombreux, et je pense que nous avons atteint le maximum possible de participants pour une session.

Comme toujours, notre hôte nous reçoit chaleureusement et, à peine les 2-3 premières personnes présentes, l’ambiance est à la bonne humeur et au partage. Les dernières expériences, dégustations, informations et petites fioles fusent de tous les côtés ; le tout embaumé d’agréables effluves de rhum.

Une fois tous les participants présents, l’heure est à l’organisation de l’énorme (aussi bien en nombre de bouteilles qu’à la qualité de celles-ci) line up.  Nous n’avions en effet pas moins de 13 références à déguster lors de cette soirée. D’un certain point de vue, nous avons fait honneur aux 70 ans Velier, au vu du nombre de ses références présentes.

Afin de rester cohérents, nous avons regroupé les références du jour en 4 groupes : Les Neisson millésimés (3 références), les RhumRhum Libération (2 références), Les Foursquare et Barbade (4 références), et les hors catégories (3 références).

Les Neisson

Commençons cette soirée avec de l’agricole, et pas n’importe lequel, celui de la plus petite distillerie martiniquaise : Neisson. Pour ce groupe, nous avons eu droit aux millésimes 2004 (LMDW), 2005 étiquette rayée et 2005 étiquette blanche.

Les trois versions ont une robe assez similaire sur le doré et cuivré. Au nez, le 2004 est fruité (coco), avec des notes de cacao, un léger boisé avec une petite amertume (gentiane). La bouche est vive, sur la canne, poudrée (chêne neuf), une note de réglisse et de fruits jaunes (pomme, poire). La finale est longue avec une note boisée, réglissée et une pointe de muscade.

Le 2005 Rayé a un nez plus timide sur les mêmes tonalités, avec un fruité plus sur la pomme. La bouche est plus fine, on retrouve le cacao et la réglisse mais également des agrumes ainsi qu’un soupçon de piment. La finale est quant à elle plus mentholée.

Passons au 2005 étiquette blanche ; au nez nous retrouvons presque l’identique que la version rayée avec, en plus, des fruits secs et une présence d’agrumes accentuée. La bouche et la finale sont plus sur le boisé et les agrumes, plus vives moins fines et complexes que la version rayée.

Les Libération

Restons toujours sur du vesou mais cette fois-ci de Marie Galante et les fameux RhumRhum Libération. Fruits du travail conjoint de Mr Gargano et Maître Capovilla dans le domaine de Bielle. Pour ce groupe, nous avons le Libération 2010 et le Libération 2012 Full Proof à déguster.

Teneur en alcool oblige, nous avons démarré par la version 2010. Un nez assez terreux avec de la résine, du cacao, de la craie et du fruité assez original pour un rhum de vesou. La bouche est fruitée, très ronde, avec une finale douce, fruitée et fraîche.

Sa grande sœur, la version 2012, est totalement différente (notez que nous avons dégusté la version intégrale à 59,8%). Au nez c’est la poudre à canon et la réglisse qui dominent ; viennent ensuite les agrumes et le gingembre. La bouche est évidemment moins ronde que le 2010 mais toujours aussi présente sur les fruits (agrumes et sherry). Le souffre et la réglisse du nez viennent compléter l’ensemble. La finale est extrêmement longue et fruitée.

Les Foursquare et Barbade

Comme c’est le sujet du moment sur la plupart des forums, nous ne pouvions passer à côté d’une série de dégustation Foursquare. Avec pour ce groupe : Rabbie’s Rhum, Foursquare 2006 Velier, Foursquare Triptych Velier et Foursquare 10ans Blackadder.

Le Rabbie’s Rhum est un single barrel de la Barbade (West Indies) de 16 ans d’âge titrant à 57,6%.  Le nez est assez déroutant ; on retrouve principalement des céréales et un léger tourbé. Sans voir la bouteille nous étions plusieurs ne pas penser à un rhum mais à un whisky. A côté de ces arômes viennent un fruité et une petite minéralité. La bouche suit le nez avec toujours les céréales, un coté fumé et fruits très murs (banane) à la manière de certains jamaïcains.

Viennent ensuite les 2 Foursquare Velier. Comme précédemment, nous commençons par le Triptych au vu de la différence du degré d’alcool. La bouche est très ronde, le fût de madère y est clairement pour quelque chose. Les fruits rouges et un côté végétal se font sentir. Le tout est bien équilibré. La version 2006 est plus exubérante avec un côté plus pâtissier, un fruité (banane) et plus de peps.

Nous terminons cette série avec le Blackadder Foursquare 11ans 2004 à 62%, un nez assez rond de la mélasse pâtissière, un nez vraiment prometteur. En bouche, on retrouve un rhum très bien fait, assez vif en première bouche, des marqueurs typiques de la Barbade, épicés et complexes. La finale est longue et assez sèche et nous attire à y replonger nos papilles.

Les Hors catégorie

Après ces 9 première dégustations, nous étions déjà bien, mais c’était sans compter la venue de superbes références gracieusement partagées par leur propriétaire. Commençons la série par le Damoiseau 1980 (version damoiseau) à 60.8%.

Ce rhum est vraiment déroutant, produit à base de mélasse et de vesou. Nous retrouvons ces 2 marqueurs directement au nez, la canne fraiche et de la mélasse caramélisée, le tout suivi d’une petite pointe d’amertume. En bouche, l’alcool est bien présent mais se fait rapidement oublier. C’est très fruité (compotée et fruits jaunes), fruits à coques avec une fin de bouche sèche et une petite astringence. La finale reste sur les fruits avec une touche mentholée.

Pour continuer dans la lignée des Velier, le suivant nous vient tout droit de Mr Gargano et du Demerara : Le Enmore 1995. Le nez est étonnamment doux, sur la mélasse, un petit côté hydrocarbure. La bouche est ronde, sur les épices, beurre de cacao, orange amère avec une petite pointe salée et d’acidité. L’alcool est superbement intégré. La finale est évidemment très longue

Le dernier monstre de notre soirée nous vient aussi d’Italie : le Hampden Wild Parrot de Stefano Cremaschi. Le nez est fabuleux, très aromatique sur les marqueurs typiques Hampden. La bouche est superbe avec un fruité exotique (ananas, banane), un peu épicé (cumin, curry) ainsi qu’un léger tourbé.

Voilà qui termine cette superbe soirée, en plus des notes ci-dessus, c’est surtout l’ambiance et l’échange avec des passionnés qui nous a ravis une fois de plus. Promis, on se retrouve après les vacances 😉

Dégustations Chez Antoine

Dégustation Privée « Le Goût du Bonheur » N°1

Cela fait déjà quelques temps maintenant que nous avions envie de nous retrouver entre amateurs avertis afin de mieux se connaitre et faire découvrir certains de nos délicieux nectars à nos confrères Wallons. Car mis à part les dégustations à Incourt organisées par Cédric, notre jeune province est dépourvue de club de dégustation. Cela a mis un petit moment afin de réunir tout le monde et de trouver un lieu adéquat. C’est donc chez notre ami et caviste préféré de Nivelles que nous nous sommes retrouvés tous les huit pour notre première session. Voici donc un petit retour sur cette belle soirée pleine de découvertes.

Le principe pour cette première soirée était que chacun apporte une bouteille intéressante de son choix. Lors de cette session, c’est davantage le rhum agricole qui a été mis en avant.

La Mauny Très vieille Cuvée

Entrhums_La MaunyAncien embouteillage La Mauny. Un rhum vieux de 10 ans, vieilli en fût de chêne. Nous sommes devant une robe cuivrée avec des jambes fines et collantes, cela promet donc une texture intéressante. Le nez est boisé au premier abord et vire ensuite sur le  fruité (orange), la cannelle et le tabac blond. En bouche, nous retrouvons ce côté boisé. Viennent ensuite des notes plus piquantes (poivre, piment), moins fruitées que le nez ne le laissait penser. Le menthol fait légèrement sont apparition en fin de bouche. La finale est sur la canne avec des notes de vanilles assez longue.

Après ce premier rhum, nous avons fait découvrir un échantillon du nouveau La Mauny 2005 cuvée confrérie pour lequel nous avions déjà rédigé une note de dégustations ici.

La Favorite Millésime 2008 Fûts 2 et 8

Entrhums_Degustation Croisee_La Favorite Millesime 98_La Favorite nous revient avec de belles nouveautés : Blanc bel’air, Privilège 1999 André Dormoy et ce millésime 2008 mis en bouteille en 2016 à 44,7% pour le fût 2 et 44,5% pour le fût 8. Maximum 250 bouteilles disponibles pour chaque fût (10 fûts devraient voir le jour au total).

Commençons par le fût N°8 : la robe est assez sombre avec de jambes fines. Le nez est fruité, rond, sur la canne et l’amande. La bouche est intense sur les fruits rouges; on ne s’attendait pas à une telle intensité de la part de la Favorite (une réelle rupture avec les cuvées Flibustes et ancienne Privilège). La finale est par contre assez courte, un peu plus de longueur aurait été bénéfique pour une bouteille de cette gamme.

Pour le fût N°2, le nez est directement plus sec. la bouche toujours intense et ronde mais davantage boisée. La finale nous a semblé très légèrement plus longue.

Il faut noter que le fût N°2 a été ouvert sur place alors que le fût 8 avait été ouvert depuis longtemps, le niveau de la bouteille a donc donné une belle oxygénation à ce dernier comparé au fût N°2.

Neisson 12 ans 2000

Entrhums_Neisson 12 ansCe Neisson (non commercialisé) provient d’un échantillon fourni par la distillerie pour un salon. Il s’agit du 15 ans d’âge, soutiré 3ans avant la mise en bouteille officielle.

Le nez fait ressortir des notes de noisettes, de fruits et une légère touche de vanille. La bouche suit fidèlement le nez mais nous a semblé moins douce que les autres références de la gamme (notamment le XO et cuvée 3ème millénaire). La finale manque de longueur également.

Au final, nous avons à faire un bon rhum, mais pas encore fini. Nous comprenons la raison des années de vieillissement supplémentaires afin qu’il s’exprime plus amplement. Une dégustation face à face avec le 15ans (batch 2015) devrait être fort intéressante.

Saint James 1974 (non millésimé)

Entrhums_Saint James_1Cet ancien rhum vieux Saint James a été produit en 1974 et titre à 47%. Ce rhum se distingue des rhum Saint James actuels par une méthode de production différente. Cela lui confère des arômes plus prononcés.

Premièrement, la robe est étonnamment claire avec des jambes légère. Le rhum ne doit pas être très âgé, on lui donnerai entre un 3 et 4 ans. Le nez fait ressortir des notes de fruits (ananas), de cuir, réglisse et un marqueur que l’on ne retrouve pas sur les rhum agricole actuel : le vernis. La bouche est sèche, avec  des notes pâtissières et banane, un peu caramel et se termine sur des marqueurs boisé, cendré et de tabac. La finale est malheureusement courte ce qui, combiné à la bouche sèche, nous oblige à reprendre une gorgée.

HSE 2007 brut de fût confrérie du rhum batch 1

Entrhums_HSE Confrerie du rhumPremière version du HSE confrérie du rhum et premier brut de fût de HSE. Ce rhum a été mis en fut en 2007 et soutiré en 2016 à 52,2%. 800 bouteilles de 50cl ont été produites.

La robe est cuivrée, Le nez est assez rond, fruité (sur la banane), un peu boisé et une légère vanille apparaît avec le temps. L’alcool ne se fait pas sentir. En bouche on retrouve les marqueurs de HSE mais plus sec avec des notes de fruits rouge, assez tanniques, et de fumée. La finale est assez longue, fruitée et légèrement sèche voire un peu amère.

Nation Rare Rhum Savanna 10 anssavana.jpg

Fabio Rossi continue sa série des Rare Rhum avec ce Savanna intense (à base de mélasse) 10ans (2006 -2016) titrant à 54,2% fut 674. Notons qu’il existe un autre Savanna 15ans à 52,8%.

La robe est soutenue avec des jambes épaisses et lourdes. Le nez est assez vineux comme s’il y avait une finition Porto (ce qui ne semble pas être le cas) avec des touche balsamiques. la bouche fait ressortir des arômes de fruits sec tout en rondeur et gras. La finale est longue et tannique avec un léger boisé.

_DSC3985Bielle 2010 60 ans LMDW

Sorti pour les 60 ans de La Maison du Whisky, ce Bielle 2010 est un 5 ans d’âge titrant à 56%. 1200 bouteilles ont été produites.

Le nez est assez déroutant : des notes de fleurs blanche, légèrement fruité mais surtout des notes de souffre et de poudre à canon. La bouche suit cette même tendance avec une explosion d’arômes: poudre, fruits murs (passion) et chêne mais avec un alcool bien intégré.

Velier Caroni 1994 Heavy Rhum

Caroni, la distillerie fermée depuis 2001 avec ses rhums aux arômes si particuliers (hydrocarbure), nous est présentée ici via un des meilleurs embouteilleurs : Velier. Le rhum entièrement vieilli sur place a été mis en bouteille en 2011 avec une réduction à 52%.

La robe est cuivrée avec des reflets acajou, on peut apercevoir un léger disque se dessiner. Le nez fait principalement ressortir des notes de caoutchouc et de fleur blanche. Nous sommes sur des marqueurs typiques Caroni. La bouche confirme le nez, nous retrouvons le caoutchouc et fumé avec une fraîcheur herbacée qui équilibre l’ensemble. La finale est extrêmement longue sur des notes de fumée et de menthol.

Voila qui conclu cette première soirée dégustation. Le niveau était bien au rendez-vous, avec de très belle découvertes gustatives et de belles rencontres. Merci à notre hôte pour son hospitalité. On se retrouvera surement prochainement pour une seconde session.